Le secteur des carrières de matériaux de construction au Togo s’apprête à faire l’objet d’un audit d’envergure. Le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières prévoit en effet une opération de contrôle visant à mieux encadrer l’extraction, la déclaration des volumes et la mobilisation des recettes issues de cette activité.
Dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour recruter un consultant chargé de conduire cette mission technique.
Un contrôle approfondi de la chaîne d’exploitation
L’initiative vise à produire une lecture détaillée du fonctionnement réel des carrières sur l’ensemble du territoire. Les travaux prévus incluent des visites de terrain destinées à observer les sites d’extraction, relever les données techniques et vérifier les dispositifs de mesure utilisés par les exploitants.
Les équipes mobilisées devront également procéder à une reconstitution de l’état initial des gisements afin d’estimer les volumes extraits sur une période donnée, avec harmonisation des unités de mesure pour permettre une analyse comparative fiable.
Croisement des données techniques et fiscales
L’un des objectifs centraux de l’audit sera la mise en cohérence entre les données déclarées par les opérateurs et les informations issues des administrations fiscales et territoriales.
Il s’agira notamment de comparer les volumes extraits aux recettes effectivement enregistrées au titre des taxes, redevances, droits d’exploitation et contributions au développement local.
Cette démarche vise à identifier les écarts éventuels et à comprendre leurs origines, qu’elles soient techniques, administratives ou liées aux pratiques du secteur.
Dimension environnementale et conformité réglementaire
Au-delà des aspects économiques, la mission intégrera également une analyse de la conformité environnementale et sociale des sites exploités. Les autorisations en vigueur seront examinées, en parallèle des constats réalisés sur le terrain.
Cette approche doit permettre d’évaluer le niveau de respect des normes encadrant l’exploitation des carrières, notamment en matière de gestion des impacts environnementaux.
Vers une meilleure gouvernance du secteur extractif
À l’issue de cette opération, le ministère entend disposer d’une base de données consolidée sur l’ensemble de la filière. Celle-ci devrait servir de support à un meilleur encadrement du secteur, tant sur le plan fiscal que réglementaire.
Selon les informations disponibles, les candidatures sont attendues jusqu’au 29 avril 2026. La mission confiée au consultant retenu devrait s’étendre sur une durée d’environ trois mois.
La Rédaction

