Le Togo a organisé ses premières élections sénatoriales le 15 février 2025, marquant une étape clé dans la mise en place des nouvelles institutions prévues par la Constitution adoptée en avril 2024. Ce scrutin, initialement prévu pour le 2 février, avait été reporté afin de permettre une meilleure organisation du processus électoral.
Les premières tendances des résultats
Selon les premières tendances à l’échelle nationale, l’Union pour la République (UNIR) arriverait largement en tête avec 35 sièges. D’autres formations politiques seraient également représentées :
• BATIR : 2 sièges
• ADDI : 1 siège
• LTA : 1 siège
• CLE : 1 siège
• Indépendants (Les 2 Bisons) : 1 siège
Ces résultats restent à confirmer par l’institution nationale compétente.
Déroulement du scrutin dans certaines préfectures
Dans la préfecture d’Agou, le coordonnateur du parti UNIR et député-maire, Patrick S. Bolouvi, a voté en présence des conseillers municipaux des deux communes de la préfecture.
À Bas-Mono, sur 26 inscrits, 22 ont voté, avec la répartition suivante :
• UNIR (Dogbé Amavi) : 1 voix
• PDR (Ananou Kossi) : 9 voix
• UFC (Afangbedji Komlan Sedoufio) : 12 voix
Dans la préfecture des Lacs, sur 54 inscrits, 45 ont voté, avec 97 % de suffrages exprimés. Me Alexis Aquéréburu a été élu sénateur, devenant ainsi le premier sénateur de l’histoire de cette préfecture.
Un Sénat inscrit dans une nouvelle configuration politique
Ces élections s’inscrivent dans le cadre de la réforme constitutionnelle de 2024, qui a instauré un régime parlementaire. Désormais, le président de la République est élu par le Parlement, tandis que le président du Conseil des ministres, issu du parti majoritaire à l’Assemblée nationale, détient le pouvoir exécutif.
Le Sénat togolais est composé de 61 membres :
• 41 élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et municipaux
• 20 nommés par le président du Conseil des ministres
Lors de cette première élection sénatoriale, 89 candidatures ont été validées sur 92 dossiers déposés.
Un scrutin contesté par une partie de l’opposition
Plusieurs partis d’opposition, dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), ont boycotté ces élections, dénonçant un processus jugé peu démocratique.
Malgré ces contestations, ces élections marquent une étape importante dans la mise en place des institutions de la Vᵉ République togolaise.
Des mises à jour seront effectuées dès la proclamation officielle des résultats définitifs et la publication d’informations complémentaires par les autorités compétentes.
La Rédaction

