Le système des Nations Unies (SNU) au Togo renforce sa lutte contre le VIH/Sida en intégrant désormais la problématique de la stigmatisation dans tous ses projets conjoints sur le territoire national.
Une exigence pour tous les projets onusiens
« C’est le moyen de nous assurer que personne n’est laissé de côté, quel que soit le secteur et quel que soit l’endroit sur le territoire togolais », explique Coumba Dieng Sow, coordonnatrice résidente du SNU au Togo. Désormais, aucun projet des agences onusiennes ne sera validé sans inclure des actions concrètes de prévention de la stigmatisation.
Des progrès visibles mais des défis persistants
Selon l’étude 2025 de l’Observatoire des droits humains et VIH, les cas de stigmatisation ont chuté de 55 % entre 2020 et 2025, grâce à des campagnes de sensibilisation intensifiées, un renforcement de la veille communautaire et un accompagnement plus structuré des victimes.
Pourtant, la stigmatisation reste concentrée dans certaines zones : le Grand-Lomé représente 45 % des cas recensés, suivi de la région Centrale (17 %) et des Plateaux (13 %). Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) constituent 80 % des victimes, devant les professionnelles du sexe (10 %) et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (6 %).
Mettre fin à la discrimination, un impératif pour la santé et les droits humains
« Malgré les progrès remarquables, la stigmatisation persiste dans les communautés, les familles, les espaces de travail et même dans nos systèmes de santé », souligne Mme Sow. Elle réaffirme l’engagement du SNU : bâtir « un avenir où la dignité n’est plus seulement un principe, mais une réalité vécue ».
Cette approche ambitieuse marque une étape majeure dans la lutte contre le VIH/Sida au Togo, plaçant les droits humains et l’inclusion au cœur des interventions sanitaires.
La Rédaction

