Dans le paysage rural togolais, Djagblé est en train de devenir une référence. Longtemps marquée par l’agriculture traditionnelle et un manque d’infrastructures, la plaine connaît aujourd’hui une métamorphose portée par le Projet de développement rural de Djagblé (PDRD). Ce programme, soutenu par l’État, la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) et la Banque islamique de développement (BID), associe dynamisme agricole, désenclavement et amélioration des services de base.
La riziculture comme moteur de croissance
La transformation de Djagblé s’appuie d’abord sur la riziculture, activité stratégique pour la sécurité alimentaire du Togo. Grâce au PDRD, 340 hectares sont déjà mis en valeur par 390 producteurs regroupés en une quinzaine de coopératives. L’extension à 440 hectares est en cours, permettant d’augmenter la production nationale et de réduire progressivement la dépendance au riz importé.
« À Djagblé, près des trois quarts des habitants ont désormais un emploi lié au riz », explique Koffi Aziabou, président des unions des coopératives du périmètre rizicole de Djagblé et d’Abobo. Cette dynamique place la plaine au cœur des ambitions agricoles du pays.
Des emplois et une économie locale renforcée
Le PDRD n’est pas qu’un projet agricole : il agit comme un accélérateur de développement économique et social. En structurant les filières et en favorisant l’organisation des producteurs, il génère des milliers d’emplois directs et indirects, offrant aux jeunes et aux femmes de nouvelles perspectives de revenus. L’économie locale se diversifie, avec des opportunités dans la transformation, le transport et la commercialisation du riz.
Routes, eau potable et infrastructures sociales
L’impact du PDRD dépasse les rizières. Des pistes rurales ont été aménagées, facilitant le transport des récoltes, désenclavant la plaine et améliorant la mobilité des habitants.
En parallèle, le projet a investi dans l’accès à l’eau potable, avec l’installation de bornes fontaines, châteaux d’eau et forages, qui réduisent les corvées quotidiennes des ménages et améliorent la santé publique.
Le volet social n’est pas en reste : de nouvelles écoles permettent à davantage d’enfants d’être scolarisés, tandis que des infrastructures sanitaires renforcent l’accès aux soins de proximité.
Une vision pour l’avenir
Le PDRD illustre la volonté du Togo de bâtir un développement rural intégré et durable. En combinant production agricole, infrastructures et services sociaux, il offre à Djagblé une véritable renaissance. La plaine devient ainsi un modèle pour d’autres localités, prouvant que l’investissement dans les territoires ruraux peut transformer en profondeur la vie des communautés.
La Rédaction

