Elu vice-président du Sénat, Robert Adébléwo Olympio, figure clé de la scène politique togolaise, plaide pour un renouvellement profond de l’attitude des opposants. Ancien cadre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), il considère que le moment est venu de mettre fin aux querelles partisanes et de privilégier l’action collective en faveur de l’intérêt général.
Dans ses récentes déclarations, M. Olympio invite ses pairs à dépasser les rivalités politiques et à se concentrer sur les véritables préoccupations sociales et économiques du pays. Il salue particulièrement l’originalité de sa nomination au bureau du Sénat, qui marque une première historique avec la présence d’un opposant à une fonction stratégique, une ouverture inédite dans le fonctionnement parlementaire togolais.
Avec un discours humaniste et pragmatique, Robert Olympio interpelle aussi bien les acteurs politiques que les citoyens, en soulignant qu’une alternance démocratique ne doit pas se transformer en une lutte d’appareils. Il dénonce ceux qui se complaisent dans une posture d’“opposant professionnel” sans influence tangible sur les conditions de vie des Togolais. « Le peuple ne veut pas savoir qui est au pouvoir ou qui est opposant. Il veut manger trois fois par jour, il veut un minimum de dignité », affirme-t-il.
Ainsi, pour Olympio, l’enjeu est de redonner sens à la politique, en la centrant sur le dialogue, la responsabilité partagée et l’engagement vers des résultats concrets pour le peuple.
La Rédaction

