Quatorze opposants interpellés le 21 décembre 2018, à la suite d’une manifestation organisée par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14), ont été condamnés ce lundi 3 février 2025 à dix ans de réclusion criminelle.
Des accusations lourdes
Arrêtés dans le contexte tendu des élections législatives du 20 décembre 2018, les prévenus, dont Adam Latif, Djobo Boukari et Aziz Goma, étaient poursuivis pour complot contre la sécurité intérieure de l’État, groupement de malfaiteurs, troubles aggravés à l’ordre public et destructions volontaires.
Selon le parquet de Lomé, une enquête du Service Central de Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) a mis au jour l’existence d’un réseau dénommé « Tsoboé for Freedom », soupçonné d’avoir cherché à empêcher la tenue du scrutin et à déstabiliser le pays. Le rapport d’enquête évoque la présence supposée d’environ 80 000 mercenaires, censés pénétrer le territoire par le Ghana, ainsi qu’une seconde opération dirigée par Aziz Goma.
Des peines prononcées en leur absence
Outre les 14 accusés condamnés à 10 ans de prison, quatre autres individus en fuite ont écopé de 20 ans de réclusion criminelle. Les avocats des condamnés ont indiqué qu’ils pourraient faire appel de cette décision.
La Rédaction

