Lomé accueille ce samedi 18 avril 2026 une réunion consacrée à un tournant majeur de la politique régionale togolaise. Le ministère des Affaires étrangères doit y présenter la nouvelle stratégie du Togo pour le Sahel couvrant la période 2026-2028.
Cette rencontre intervient dans un contexte régional marqué par la persistance des menaces sécuritaires au Sahel et leur extension progressive vers les pays du Golfe de Guinée. Elle s’inscrit également dans une recomposition géopolitique plus large, caractérisée notamment par la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) après le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Une nouvelle feuille de route après la stratégie de 2021
La stratégie 2026-2028 doit remplacer le cadre adopté en 2021, qui a structuré l’engagement du Togo dans l’espace sahélien au cours des dernières années. Selon les orientations annoncées, ce nouveau document vise à adapter l’action togolaise aux évolutions sécuritaires, économiques et diplomatiques de la région.
Lomé entend ainsi ajuster ses mécanismes de coopération afin de répondre à des dynamiques devenues plus complexes, où les enjeux sécuritaires sont étroitement liés aux flux économiques et aux équilibres politiques régionaux.
Une réunion élargie aux acteurs régionaux et internationaux
La rencontre prévue à Lomé doit réunir des représentants des pays du Sahel, des organisations régionales et internationales, ainsi que des acteurs de la société civile et des envoyés spéciaux.
Elle sera structurée autour de plusieurs sessions de travail consacrées à la présentation des piliers de la nouvelle stratégie et aux échanges sur les priorités de coopération.
Pour les autorités togolaises, l’objectif est de renforcer le dialogue politique avec les États sahéliens et de consolider la position de Lomé comme interface stratégique entre le Sahel et les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest.
Un positionnement diplomatique renforcé
Depuis le début des tensions entre certains pays du Sahel et les institutions régionales ouest-africaines, le Togo s’est progressivement affirmé comme un acteur de facilitation. Le port de Lomé joue notamment un rôle central dans les échanges commerciaux avec plusieurs États sahéliens dépendant des corridors logistiques côtiers.
Dans cette dynamique, la nouvelle stratégie devrait confirmer la volonté du Togo de maintenir un dialogue ouvert avec l’ensemble des acteurs régionaux, tout en adaptant son action aux réalités sécuritaires en mutation.
La Rédaction

