Le Togo fait un pas de plus vers une gouvernance plus transparente. Dans le cadre du Projet de Modernisation de l’Administration Publique pour la Délivrance des Services (PMADS), appuyé par la Banque mondiale, le gouvernement lance un appel à candidatures pour recruter un agent vérificateur indépendant (AVI).
Un contrôle impartial pour crédibiliser les résultats
Ce dispositif vise à évaluer objectivement les progrès des réformes administratives et économiques en cours. L’audit, qui couvrira la période allant jusqu’en 2030, servira à vérifier la fiabilité des indicateurs avancés par l’État. Un enjeu crucial, alors que le financement basé sur la performance (PforR) dépend directement de ces résultats.
Des réformes passées au crible
L’AVI aura la charge d’examiner des domaines clés tels que :
• la gestion des ressources humaines dans la fonction publique,
• le contrôle de la masse salariale pour prévenir les dérapages,
• la digitalisation des paiements, levier contre la corruption,
• la transparence des marchés publics,
• et l’efficacité du suivi budgétaire.
Pour assurer cette évaluation, le cabinet sélectionné combinera enquêtes de terrain, audits des systèmes informatiques, entretiens avec les parties prenantes et analyses documentaires.
Un appui aux institutions nationales
L’intervention ne se limite pas à l’évaluation. L’expert aura également pour mission de renforcer les capacités de la Cour des comptes et de l’Institut National de la Statistique (INSEED) en matière d’audit de performance. Objectif : assurer la pérennité des bonnes pratiques et consolider la gouvernance économique à l’échelle nationale.
Une enveloppe de 9 milliards FCFA pour 2024
Initiée en 2021, la réforme portée par le PMADS bénéficie en 2024 d’un financement de 9 milliards FCFA. Une somme qui reflète la volonté politique d’assainir l’action publique et de moderniser durablement l’administration togolaise.
En soumettant ses politiques à un regard extérieur, le Togo cherche à gagner la confiance des bailleurs, mais aussi à rassurer sa population. Une stratégie de transparence qui pourrait faire école dans la sous-région.
La Rédaction

