C’est en tout cas une interrogation du front « Touche pas à ma Constitution ».
A Brother Home ce mercredi 18 décembre 2024, devrait se tenir une conférence-débat du front « Touche pas à ma constitution » sous le thème : «Gouvernance et changement de Constitution – Quel impact sur la cherté de la vie, les libertés publiques et la vie politique ? ». L’administration de Brother Home « sous pression » manifeste « a annulé la réservation de la salle, malgré notre insistance » a publié le front dans un communiqué de presse ce 17 décembre 2024, à la veille de ladite conférence.
Cet événement qui devrait réunir acteurs politiques, experts, société civile et citoyens pour un échange constructif marqué par des préoccupations croissantes sur les libertés publiques et le coût de la vie, a tout simplement été refusé par l’administration de Brother Home, qui exigeait « désormais une autorisation ministérielle écrite alors que la loi ne prévoit qu’un régime déclaratif et non d’autorisation » a mentionné le front « Touche pas à ma constitution » dans son communiqué.
Alors que le front a longtemps tenu plusieurs manifestations dans les salles de Brother Home, il souligne qu’un tel « document ne nous a jamais été demandé auparavant ». Il affirme avoir rempli pourtant toutes les conditions stipulé par la loi n°2011-060 modifiée le 07 aout 2019 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation, une condition qu’il a toujours rempli pour les nombreuses fois qu’il a tenu des conférences à Brother Home.
Dans une discussion « insistante », « il nous a été indiqué que l’instruction a été donnée par le ministre » a attesté le communiqué.
Le front « Touche pas à ma Constitution » s’interroge : l’Eglise catholique, a-t-elle reçu cette instruction par écrit ? L’Eglise catholique sait-elle qu’une telle démarche de la part du ministère est illégale et anticonstitutionnelle ? L’Eglise, en appliquant à la lettre une instruction manifestement illégale, ne se rend-elle pas complice d’un abus de pouvoir caractérisé ? La doctrine sociale de l’église n’est-elle pas de protéger les plus faibles ? » autant de questions sans réponses.
Cette interdiction « déguisée s’était déjà produite avec la paroisse Saint-Augustin d’Amoutiévé, lorsque la DMP avait voulu organiser une rencontre avec le député sénégalais du Parlement de la CEDEAO ».
Face à ces manœuvres « d’intimidation », le front « Touche pas à ma Constitution » interpelle la Conférence Episcopale, en l’appelant à la vigilance, afin que l’Eglise ne devienne malgré elle entre les mains du pouvoir, un instrument de restriction de l’espace civique, il appelle également le peuple à la vigilance et à la mobilisation afin qu’ensemble « nous portions haut notre voix pour dire : ça suffit ! ».
La Rédaction

