Le gouvernement mise sur des recettes robustes pour financer ses priorités sociales et renforcer l’autonomie financière de l’État.
En 2026, le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la mobilisation de ses ressources fiscales. L’Office Togolais des Recettes (OTR) projette de collecter 1 338,9 milliards de Fcfa, soit une progression de 10,8 % par rapport à l’exercice précédent. Cette dynamique reflète la volonté des autorités de consolider l’autonomie financière du pays et de réduire sa dépendance aux financements extérieurs.
Une contribution majeure des impôts et droits indirects
Selon les estimations, les recettes fiscales intérieures devraient représenter 700 milliards de Fcfa, tandis que 638,8 milliards proviendront des douanes et droits indirects. Cette répartition illustre le rôle stratégique des administrations fiscales et douanières dans le financement de l’action publique et la nécessité d’un élargissement continu de l’assiette fiscale.
Ces recettes représenteront 48,7 % du budget général, fixé à 2 751,5 milliards de Fcfa, confirmant ainsi leur position de pilier central de la politique budgétaire nationale.
Des ressources au service du développement
Une fois mobilisées, ces fonds permettront de soutenir les projets d’infrastructures et d’investissements sociaux dans des secteurs clés : santé, éducation, eau, agriculture et électricité. L’État entend ainsi répondre aux besoins prioritaires des populations tout en renforçant sa capacité d’investissement.
Modernisation et civisme fiscal : les axes prioritaires
Pour atteindre ces ambitions, l’OTR poursuivra les réformes de modernisation des procédures de collecte, la digitalisation des services et la sécurisation des recettes. L’objectif est de capitaliser sur les acquis récents et d’améliorer l’efficacité administrative, tout en instaurant un climat de confiance avec les contribuables.
Parallèlement, les autorités mettent l’accent sur le civisme fiscal, encourageant les citoyens à remplir volontairement leurs obligations. Cette approche vise à favoriser une culture de responsabilité partagée, sans recours systématique à la contrainte.
Le Togo se positionne ainsi sur une trajectoire de finances publiques renforcées, capables de soutenir durablement la croissance économique et le développement social.
La Rédaction

