Dans un monde où les crises sanitaires se propagent à grande vitesse, le Togo franchit une étape majeure pour sécuriser sa santé publique et animale. La FAO a récemment livré aux laboratoires vétérinaires du pays des équipements de pointe, un geste qui vise à transformer la capacité nationale de détection et de surveillance des maladies animales.
Modernisation et préparation aux urgences
Financé à hauteur de 150 millions de Fcfa par le Pandemic Fund, ce programme s’inscrit dans une stratégie globale de prévention des pandémies. Lancé en 2022 sous l’impulsion du G20 et administré par la Banque mondiale, le Pandemic Fund soutient les pays dans l’identification rapide des menaces sanitaires et dans la mise en œuvre de mesures de riposte efficaces, comblant les lacunes révélées par la crise de la Covid-19.
Selon Oyétounde Djiwa, responsable du bureau FAO à Lomé, ces équipements permettront aux laboratoires vétérinaires et à l’Institut national d’hygiène de renforcer leur expertise dans le diagnostic, le suivi et le contrôle des maladies animales, garantes de la sécurité alimentaire et de la protection de la population contre les zoonoses.
Une approche proactive pour la sécurité sanitaire
Cette initiative dépasse le simple apport matériel. Elle s’accompagne d’une formation spécialisée du personnel, de l’optimisation des procédures de veille épidémiologique et de la mise en place d’outils permettant une réponse rapide aux alertes sanitaires. Pour le Togo, il s’agit d’une étape essentielle vers un système de santé animale résilient, capable de prévenir la propagation des maladies avant qu’elles n’atteignent l’homme.
En consolidant ses laboratoires vétérinaires, le Togo devient un acteur proactif dans la lutte contre les pandémies en Afrique de l’Ouest, tout en contribuant à la sécurité alimentaire régionale et à la protection de ses populations.
La Rédaction

