Le mercredi 11 décembre 2024, L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a présenté les résultats d’enquêtes approfondies afin de de révéler des manquements significatifs tout au long du processus de passation des marchés publics.
L’un des principaux constats porte sur le non-respect de l’inscription des projets au Plan prévisionnel de passation annuel (PPPM), pourtant exigée par la loi avant toute procédure de passation. On note également l’intervention des tierces personnes pour imposer leurs préférences, la collaboration avec les entreprises exclues pour non-conformité faisant ainsi biaiser les processus de sélection. Les résultats ont révélé des violations récurrentes des textes en vigueur, affectant aussi bien les administrations que les communes nouvellement créées. Le trafic d’influence, d’abus de fonction, de favoritisme et de prises illégales d’intérêt omet également été soulevés.
Toutefois, notons que , pour simplifier les commandes publiques à travers la digitalisation des procédures il est nécessaire d’améliorer la transparence tout au long du cycle de gestion des marchés publics pour assurer l’efficacité et la bonne gouvernance du système de la commande publique.
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a reçu de nombreuses plaintes et dénonciations depuis 2013 et a animé en 2022, une conférence de presse pour présenter les grandes innovations du nouveau cadre juridique de la commande publique au Togo. « La lutte contre la fraude et la corruption reste un enjeu majeur de la gouvernance politique et économique. Heureusement, la réglementation en vigueur prévoit des mécanismes pour faciliter les dénonciations et renforcer la transparence », a déclaré Aftar Touré Morou, directeur général de l’ARCOP.
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a fait don d’un lot de matériels informatiques et didactiques à l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) le 23 février 2023, au siège de l’ARCOP en présence du Représentant résident du PNUD, Monsieur Aliou DIA et de son adjointe, Madame Seynabou DIAWBA.
La Rédaction

