À Bangkok, des Vietnamiens ayant fui la répression vivent dans la peur d’un retour forcé. Depuis 2024, le renforcement de la coopération entre la Thaïlande et le Vietnam expose cette communauté vulnérable à de nouvelles menaces, alors que les négociations pour un traité d’extradition ont intensifié les échanges d’informations sur les réfugiés vietnamiens.
Des opérations policières ciblant des réfugiés ou demandeurs d’asile reconnus par le HCR se multiplient, parfois en présence d’agents vietnamiens. Les enlèvements et arrestations de militants et journalistes dissidents, comme Duong Van Thai en 2023 ou Y Quynh Bdap en 2024, illustrent cette dérive. En 2025, plusieurs opérations policières ont confirmé la pression exercée pour forcer les réfugiés à accepter un retour au Vietnam.
Malgré les obligations légales internationales et thaïlandaises, des réfugiés vietnamiens, cambodgiens et birmans continuent d’être arrêtés. Les cautions exigées sont perçues comme des pots-de-vin, et la détention devient un outil de pression. Les experts de l’ONU alertent sur la surveillance des Montagnards et Hmong, les intimidations contre des militants et les restrictions imposées à la diaspora, signalant une tentative de neutraliser toute voix dissidente.
Human Rights Watch exhorte les pays réinstallant des réfugiés vietnamiens à accélérer les dossiers et à protéger les personnes menacées. Selon l’organisation, la coopération thaïlandaise avec le Vietnam constitue une complicité dans la répression transnationale, exposant la communauté réfugiée à des risques graves et immédiats.
La Rédaction

