Les Forces de soutien rapide (FSR) ont formé une alliance stratégique avec des groupes rebelles, visant à créer un gouvernement parallèle au Soudan. Cette manœuvre pourrait leur permettre de renforcer leur contrôle sur des territoires vitaux, d’étendre leur influence militaire et de sécuriser des frontières essentielles. Cet accord politique a été signé après cinq jours de négociations à Nairobi, au Kenya, impliquant des leaders de mouvements rebelles tels que le Mouvement de libération du peuple du Soudan-Nord et le Mouvement de libération du Soudan, ainsi que des figures politiques majeures comme Fadlallah Burma Nasser et Ibrahim al-Mirghani.
La guerre civile au Soudan, qui dure depuis avril 2023 entre les FSR et l’armée régulière, a déjà causé des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 12 millions de personnes. L’alliance entre les FSR et les rebelles dirigés par al-Hilu pourrait redessiner la carte militaire du pays, consolidant leur contrôle sur des régions stratégiques. Si ces groupes réussissent à unir leurs forces, ils gagneraient un accès crucial aux frontières avec la Libye, le Tchad, la République centrafricaine, le Soudan du Sud et l’Éthiopie, modifiant ainsi l’équilibre des pouvoirs dans la région.
Dans ce climat de guerre civile, l’ONG Médecins Sans Frontières a suspendu ses activités dans le camp de déplacés de Zamzam, dans le Nord-Darfour, en raison de l’intensification des violences.
La Rédaction

