Le Sénégal a mis en place ce 19 août 2024 une commission chargée de rediscuter les contrats gaziers et pétroliers signés avec des multinationales dans le but de garantir que les bénéfices de ces ressources profitent réellement à l’État et à sa population. Cette initiative, annoncée par le Premier ministre Ousmane Sonko, vise à établir des accords équitables et qui répondent aux attentes des Sénégalais.
La commission se compose de membres de l’administration sénégalaise ainsi que d’experts spécialisés dans les secteurs pétroliers, miniers, fiscaux et économiques. Cette démarche intervient alors que le Sénégal est devenu un nouvel acteur sur le marché des hydrocarbures, avec le début de l’extraction de pétrole par Woodside Energy dans le champ de Sangomar avec une production de 100 000 barils par jour.
En parallèle, l’exploitation du gaz naturel est également attendue cette année pour le gisement de Grand Tortue Ahmeyim, situé à la frontière avec la Mauritanie. Ce projet est développé par un consortium comprenant le Britannique BP et l’américain Kosmos Energy, ainsi que la Société mauritanienne des hydrocarbures et la société nationale Petrosen.
S’assurer que les ressources naturelles contribuent au développement durable du Sénégal semble être une bonne perspective pour maximiser l’économie du pays. Néanmoins la question se pose de savoir quels sont les véritables marges de manœuvre du Sénégal et les arguments dont le pays peut se servir à la table des négociations.
La Rédaction

