Le mardi 06 août 2024, dans un communiqué, la Coordination des Associations de la presse (CAP) au Sénégal a alerté l’opinion sur la disparition de certains journaux et a prévenu que certaines entreprises de presses allaient fermer.
Il y a quelques jours, la disparition des kiosques des deux principaux quotidiens du pays était à la une au Sénégal. Aujourd’hui, c’est la vie de la presse qui est en danger. La CAP alerte donc les autorités dans un communiqué et les invite à réagir rapidement face à cette situation grave. Selon le média RFI, les représentants du secteur de la presse au Sénégal estiment que davantage de médias risquent aussi de fermer. Mamadou Thior représentant de la Coordination des Associations de Presse met en garde : « C’est une façon pour la coordination des associations de presse (CAP) d’alerter les nouvelles autorités, car peut-être qu’elles n’ont pas idée de la situation. Pas mal d’entreprises de presses sont dans d’énormes difficultés. Là, il est bon qu’ensemble nous puissions nous asseoir et voir des pistes de solutions. »
Selon Mamadou Thior, le gouvernement constituerait une menace : « Ce qu’on a noté c’est qu’il y’a eu une série de mesures prises par les nouvelles autorités qui ne rassurent pas et qui ne sont pas de bons signes. » Le gouvernement aurait procédé à une confiscation du Fonds d’Appui au développement de la presse et à une suspension des abonnements de l’État aux journaux. « Nous estimons que la presse est un secteur névralgique et stratégique au même titre que l’agriculture et le logement social. Des secteurs où l’état du Sénégal adopte une fiscalité spécifique et nous estimons que la presse doit bénéficier du même statut fiscal que beaucoup de secteurs. » Affirme Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et patronnât de la presse sénégalaise.
La dette fiscale des médias sénégalais s’élèverait aujourd’hui à 40 milliards de francs CFA. Cette dette dont le président Macky Sall avait promis l’annulation est aujourd’hui réclamée par les nouveaux dirigeants. Notons que jusque-là les autorités n’ont pas encore donné des réponses concrètes à cette situation.
La Rédaction

