GITEGA, 8 juillet 2025 – Le président burundais Évariste Ndayishimiye a profité de la trêve estivale pour rappeler, sur le terrain, son ambition de faire de l’agriculture le socle du développement national. Loin des discours, c’est en cultivant lui-même ses terres qu’il a réaffirmé sa vision d’un Burundi émergent grâce à une agriculture modernisée, au cœur du programme Vision 2040–2060.
À Bugarama, dans la province de Gitega, le chef de l’État s’est rendu avec son épouse sur leur champ personnel de pommes de terre, étendu sur 2,3 hectares. Plus de 4,5 tonnes de semences y ont été mises en terre, avec un objectif de récolte d’environ 50 tonnes, selon ses estimations.
Une agriculture de démonstration pour un changement de paradigme
« Les vacances doivent servir à diversifier nos activités », a déclaré le président, soulignant l’importance de l’engagement individuel pour moderniser le secteur agricole. Il a également annoncé un partenariat renforcé avec l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU) pour développer la culture sous serre, un levier stratégique pour améliorer les rendements et introduire de nouvelles variétés.
Le président a aussi mis en garde contre les terres agricoles laissées en friche. Selon lui, celles-ci pourraient être réaffectées à des coopératives pour garantir une mise en valeur collective et productive.
Un appel à l’élite nationale et à la jeunesse
Se réjouissant de l’implication croissante des cadres et intellectuels dans les activités agro-pastorales, Évariste Ndayishimiye a encouragé l’ensemble des citoyens à s’engager dans les secteurs à fort impact, au premier rang desquels figure l’agriculture. Pour lui, cette transition vers une économie productive est indispensable pour sortir durablement de la pauvreté.
La journée s’est conclue par une visite d’un autre champ présidentiel, dédié cette fois à la culture du blé, également à Bugarama, sur une superficie de plus de deux hectares.
La Rédaction

