Ce proverbe, teinté d’humour, montre avec malice que l’on trouve facilement des défauts à ce que l’on ne désire pas, ou plus.
Le chat est naturellement attiré par la souris. Pourtant, lorsqu’il est rassasié, le voici qui prétend que sa proie habituelle sent mauvais. L’image est volontairement comique : ce n’est pas la souris qui a nécessairement changé, mais l’intérêt que le chat lui porte.
À travers cette petite scène animalière, le proverbe observe un comportement très humain. Lorsque nous n’avons plus besoin d’une chose, que nous ne pouvons plus en profiter ou qu’elle cesse de nous intéresser, nous sommes parfois tentés de lui découvrir soudainement toutes sortes de défauts. La critique devient alors une manière de justifier notre désintérêt.
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Origine
Ce proverbe relève de la tradition orale africaine. Il circule sous différentes formulations, notamment autour du chat rassasié et de la souris. Son attribution précise à un peuple ou à une langue particulière n’est cependant pas suffisamment établie pour être affirmée avec certitude.
Signification
Ce proverbe signifie que notre jugement peut changer en fonction de nos besoins et de nos intérêts. Une chose que l’on désirait fortement hier peut soudainement paraître sans valeur dès lors qu’on n’en a plus besoin.
Il dénonce ainsi une forme d’hypocrisie ou de mauvaise foi : plutôt que d’admettre simplement que notre intérêt a disparu, nous cherchons parfois à dévaloriser ce que nous convoitions auparavant. La leçon vaut aussi pour les relations humaines, où certaines critiques apparaissent précisément lorsque l’intérêt, l’avantage ou le besoin qui entretenait une relation disparaît.
Le proverbe invite donc à observer non seulement les critiques formulées, mais aussi les circonstances dans lesquelles elles apparaissent. Un défaut nouvellement dénoncé existait peut-être déjà ; ce qui a réellement changé est parfois seulement le regard de celui qui le découvre.
« Quand le chat n’a pas faim, il dit que le derrière de la souris pue ! » rappelle avec humour que nos jugements ne sont pas toujours aussi objectifs que nous le croyons. Le désintérêt peut parfois transformer en défaut ce qui, auparavant, ne nous dérangeait nullement.
La Rédaction

