L’échiquier politique ivoirien s’enrichit d’un nouveau prétendant. Le député Olivier Djè Bi Djè a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.
La campagne présidentielle s’intensifie en Côte d’Ivoire, à mesure que les candidats se déclarent. Le retrait récent de Tidjane Thiam a ouvert la voie à de nouvelles ambitions. Parmi elles, celle d’Olivier Djè Bi Djè, député de Zuénoula, qui a officialisé sa candidature le 31 mai 2025.
Ce n’est pas une première pour cet homme politique. En 2020, il avait déjà tenté sa chance, sans succès. Sa candidature avait été invalidée en raison d’un parrainage jugé non conforme. Cinq ans plus tard, il revient avec un dossier renforcé, bien décidé à respecter les exigences du code électoral, notamment l’obtention de parrainages dans au moins 17 régions administratives.
Une candidature aux racines culturelles
Lors de son discours d’annonce, Olivier Djè Bi Djè a placé son projet sous le signe de la justice sociale, de la paix et du développement durable. Il entend fonder sa gouvernance sur une gestion partagée, impliquant les forces vives de la nation et les autorités traditionnelles.
Son ambition : réconcilier modernité et identité nationale. Il affirme vouloir remettre les valeurs culturelles et spirituelles au cœur de l’action publique. Une vision qu’il entend construire avec les chefs coutumiers, dans un esprit d’unité et de respect du patrimoine ivoirien.
“Notre pays ne peut avancer sans retrouver l’âme de ses traditions et la force de sa diversité”, a-t-il martelé.
Un chemin encore semé d’embûches
Rien n’est encore joué pour ce nouveau prétendant. La Commission électorale indépendante devra valider sa candidature, conditionnée au respect strict du cadre juridique. La course aux parrainages reste donc une étape décisive.
Dans un contexte politique tendu et encore marqué par les tensions des scrutins passés, Olivier Djè Bi Djè joue la carte de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Il appelle les Ivoiriens à se rassembler au-delà des clivages pour relever les défis économiques, sociaux et institutionnels du pays.
La Rédaction

