L’ancien président béninois Boni Yayi a mis fin aux spéculations : il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle d’avril 2026. Dans une déclaration rendue publique le 11 septembre, il a annoncé qu’il renonçait « définitivement » à toute ambition électorale.
Une sortie pour servir autrement
Boni Yayi, qui a dirigé le Bénin entre 2006 et 2016, a choisi de mettre en avant l’unité nationale plutôt que la compétition politique. « Je n’aspire à aucun mandat, mais je reste au service de mes compatriotes et de la République », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de préserver la paix, la stabilité et la prospérité.
L’ancien chef de l’État a également remercié les Béninois pour la confiance témoignée durant ses dix années à la présidence. Pour lui, le respect de la Constitution et le maintien des institutions démocratiques constituent un signe fort de maturité politique.
Les Démocrates à l’heure des choix
Son parti, « Les Démocrates », doit désormais s’accorder sur une nouvelle figure pour porter ses couleurs lors du scrutin. La décision sera stratégique, car le camp présidentiel prépare déjà la candidature de Romuald Wadagni, ministre d’État et favori du pouvoir. Mais ce dernier est fragilisé par des accusations de conflit d’intérêts, un dossier qui pourrait peser sur sa crédibilité en pleine campagne.
L’absence de Boni Yayi redistribue ainsi les cartes dans une élection qui s’annonce décisive pour l’avenir politique du pays.
La Rédaction

