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	<title>Archives des Politique - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Politique - La Cinquième</title>
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		<title>Togo : quatre mouvements d’opposition s’unissent autour d’un projet de refondation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Rarement vus sur un même document, quatre organisations de l’opposition togolaise ont publié un manifeste commun esquissant une alternative de gouvernance. Le texte, ambitieux sur le fond, révèle autant la volonté de peser que les fragilités d’un camp encore en quête de lui-même. LOMÉ, juin 2026&#160;– Il n’est pas courant que l’opposition togolaise parle d’une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rarement vus sur un même document, quatre organisations de l’opposition togolaise ont publié un manifeste commun esquissant une alternative de gouvernance. Le texte, ambitieux sur le fond, révèle autant la volonté de peser que les fragilités d’un camp encore en quête de lui-même.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LOMÉ, juin 2026</strong>&nbsp;– Il n’est pas courant que l’opposition togolaise parle d’une seule voix. Ce mois-ci, quatre organisations ont pourtant franchi le pas : la Dynamique Monseigneur Kpodzro&nbsp;<strong>(DMK)</strong>, la Dynamique pour la majorité du peuple&nbsp;<strong>(DMP)</strong>, le Mouvement Lumière pour un développement dans la paix<strong>&nbsp;(LDP)</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>le front Touche Pas À Ma Constitution&nbsp;</strong>ont cosigné un manifeste programmatique sous le signe d’un&nbsp;<strong>« Nouveau Togo »</strong>. Un geste politique rare, dans un paysage oppositionnel où les convergences tendent à s’effriter aussi vite qu’elles se forment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document ne se présente pas comme un programme électoral. Ses auteurs revendiquent une ambition plus large : poser les bases d’un débat national sur la refondation institutionnelle du pays, en proposant une vision alternative à l’architecture politique en place depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rue comme levier, les assises comme horizon</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario défendu par les signataires repose sur une séquence claire. D’abord, une mobilisation citoyenne pacifique et durable, capable d’exercer une pression suffisante pour forcer l’ouverture d’un dialogue politique. Ensuite, la tenue d’assises nationales à large spectre — partis d’opposition, société civile, syndicats, diaspora — dont la mission serait de redéfinir les règles fondamentales du jeu institutionnel : constitution, séparation des pouvoirs, organisation territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte prend soin d’écarter toute rhétorique de rupture brutale. Pas de revanche, pas d’exclusion : les signataires misent sur un cadre présenté comme consensuel, cherchant manifestement à élargir leur base de soutien au-delà de leur seul électorat acquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ressources naturelles : l’enjeu économique central</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain économique, le manifeste s’attaque à une question structurelle que les gouvernements successifs ont peu résolue : la faible valorisation locale des richesses du sous-sol togolais. Phosphates, or, fer, cacao, marbre — autant de ressources exportées en l’état, dont la transformation industrielle sur place permettrait, selon les signataires, de générer une valeur ajoutée significative et des emplois durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture est traitée dans le même esprit. Le document plaide pour une montée en puissance agro-technologique capable de faire basculer un secteur encore largement vivrier vers des filières compétitives et intégrées. Sur ces deux points, l’intention est nette. Les mécanismes de mise en œuvre, eux, ne sont pas développés — ce qui reste la limite principale d’un texte de cadrage qui n’a pas vocation à entrer dans le détail opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un signal politique, pas encore une force</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie portée de ce manifeste ne se mesure pas à la qualité de sa rédaction. Elle se mesurera à la capacité des quatre organisations signataires à lui donner une traduction concrète — dans la rue, dans les urnes, dans les négociations politiques à venir. Or, sur ce plan, les précédents invitent à la prudence : l’opposition togolaise a déjà produit des textes fédérateurs, sans parvenir à maintenir l’unité dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce&nbsp;<strong>« Nouveau Togo »</strong>&nbsp;est pour l’heure un projet écrit. Ses auteurs ont posé un acte politique utile. Reste à savoir s’ils ont, cette fois, les moyens et la cohésion nécessaires pour en faire davantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Somalie : le spectre de la fracture politique fragilise la sécurité de Mogadiscio</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>MOGADISCIO –&#160;Quelques jours après les violences qui ont secoué la capitale somalienne, l’apaisement de façade peine à masquer l’intensité de la crise. Les récents affrontements armés survenus en marge d’une mobilisation de l’opposition illustrent la profondeur du fossé qui sépare le gouvernement fédéral de ses détracteurs. Ce regain de tension ravive les craintes d’un affaiblissement [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>MOGADISCIO –</strong>&nbsp;Quelques jours après les violences qui ont secoué la capitale somalienne, l’apaisement de façade peine à masquer l’intensité de la crise. Les récents affrontements armés survenus en marge d’une mobilisation de l’opposition illustrent la profondeur du fossé qui sépare le gouvernement fédéral de ses détracteurs. Ce regain de tension ravive les craintes d’un affaiblissement institutionnel global, alors même que le pays demeure engagé dans une guerre d’usure contre l’insurrection des shebabs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une capitale militarisée face au risque d’escalade</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’onde de choc des violences du début de semaine se fait encore sentir à Mogadiscio. Ce qui devait être une démonstration de force pacifique de l’opposition s’est rapidement transformé en face-à-face armé, marqué par des tirs nourris et des détonations dans plusieurs zones stratégiques de la ville. Les forces de sécurité et les milices affiliées aux figures de la contestation se sont affrontées de longues heures durant, plongeant plusieurs quartiers dans la psychose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le dispositif sécuritaire ait été massivement renforcé, le calme reste précaire. Les restrictions de circulation imposées dans les artères névralgiques de la capitale témoignent d’une fébrilité persistante des autorités, qui redoutent une reprise des hostilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La légitimité institutionnelle au cœur du bras de fer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des affrontements de rue, c’est une crise politique profonde qui se joue. L’opposition accuse le président Hassan Sheikh Mohamud de dérive autoritaire et de tentative de prolongation illégale de son mandat. La présidence rejette ces accusations et dénonce une stratégie de déstabilisation orchestrée par des factions opposées aux réformes en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce conflit de légitimité met en lumière les fragilités structurelles du système politique somalien. Les réformes engagées par l’exécutif, notamment le passage contesté à un système électoral plus centralisé et la redéfinition du partage des compétences entre l’État fédéral et les régions, accentuent les tensions politiques et communautaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’impasse politique, une opportunité pour Al-Shabaab</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette instabilité au sommet de l’État central fait peser un risque direct sur la sécurité nationale. Le groupe terroriste Al-Shabaab conserve une capacité de nuisance importante et exploite régulièrement les divisions politiques pour maintenir sa pression militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque crise institutionnelle à Mogadiscio offre ainsi une fenêtre d’opportunité aux insurgés pour fragiliser les dispositifs de sécurité, infiltrer certains secteurs urbains et frapper les symboles de l’État. Les observateurs estiment que ces tensions internes affaiblissent la capacité du gouvernement à consolider les zones récemment sécurisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une diplomatie internationale sous pression</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l’escalade, plusieurs partenaires internationaux appellent à la retenue et au dialogue. Les Nations unies et l’Union africaine insistent sur la nécessité d’un mécanisme de médiation inclusif afin d’éviter une dégradation supplémentaire de la situation sécuritaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La marge de manœuvre des acteurs diplomatiques reste cependant limitée, dans un contexte où les positions politiques se durcissent et où les canaux de dialogue apparaissent de plus en plus fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les limites de la reconstruction politique somalienne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces affrontements rappellent que la transition politique de la Somalie reste inachevée. Le système de gouvernance demeure vulnérable aux rivalités personnelles, aux clivages institutionnels et aux tensions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que la frontière entre contestation politique et confrontation armée restera aussi poreuse à Mogadiscio, la stabilisation durable du pays restera incertaine, alimentant un cycle récurrent de crises sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Sénégal : Ousmane Sonko et la concentration croissante du pouvoir entre l’Assemblée nationale et le Pastef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>DAKAR –</strong>&nbsp;À peine remis au centre de l’échiquier institutionnel après son élection à la présidence de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko consolide simultanément son emprise sur l’appareil partisan. Sa réélection à la tête du Pastef, lors d’un congrès tenu à Diamniadio, confirme une dynamique de double centralité politique qui interroge l’équilibre du pouvoir au Sénégal, dans un contexte déjà marqué par des tensions ouvertes entre l’exécutif et les anciennes lignes de cohésion de la coalition au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une double légitimité politique consolidée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réélection d’Ousmane Sonko à la tête du Pastef, validée à l’unanimité par les délégués nationaux et ceux de la diaspora, prolonge une trajectoire entamée depuis la création du parti en 2014. Le maintien de cette fonction, couplé à son rôle institutionnel à la tête de l’Assemblée nationale, lui confère une position singulière dans le paysage politique sénégalais : celle d’un acteur occupant à la fois le centre de gravité partisan et une des principales fonctions parlementaires du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système politique où la séparation des rôles entre leadership partisan et institutions étatiques constitue un principe d’équilibre, cette superposition des positions alimente une lecture politique plus large sur la redistribution des centres de décision.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un congrès sous tension politique nationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Diamniadio, près de Dakar, les délégués du Pastef ont entériné une continuité politique sans rupture interne. Dans son discours, Ousmane Sonko a insisté sur la singularité du mouvement qu’il dirige, évoquant un parti qui ne se réduirait pas à une formation politique classique mais s’inscrirait dans une dynamique de transformation plus large de l’État et de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence intervient dans un climat de crispation entre les principales figures de l’exécutif sénégalais, marqué par des divergences publiques entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, récemment écarté de ses fonctions gouvernementales. Cette recomposition rapide des rapports de force alimente les interrogations sur la stabilité de l’architecture politique issue de la dernière alternance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Assemblée nationale comme levier stratégique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 130 sièges sur 165, le Pastef dispose d’une majorité parlementaire écrasante, plaçant l’Assemblée nationale au cœur des équilibres institutionnels actuels. Dans ce contexte, la présidence de l’institution par Ousmane Sonko ne relève pas uniquement d’une fonction protocolaire : elle constitue un levier politique déterminant dans la capacité d’orientation législative et de contrôle de l’action gouvernementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette configuration renforce mécaniquement son poids dans les arbitrages politiques nationaux, notamment dans un environnement où une motion de censure reste un instrument constitutionnel majeur de régulation des rapports entre l’exécutif et le législatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une centralité politique sous observation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations de Sonko, évoquant les risques de distanciation entre pouvoir et dynamique populaire, s’inscrivent dans une rhétorique de vigilance politique face aux mécanismes institutionnels classiques. Mais elles traduisent aussi une lecture plus profonde des tensions inhérentes aux phases de transition politique, où la consolidation du pouvoir s’accompagne souvent d’une reconfiguration des contre-pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la concentration simultanée de responsabilités partisanes et institutionnelles devient un objet d’observation politique, tant au sein de la classe politique sénégalaise que parmi les analystes de la gouvernance en Afrique de l’Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une équation institutionnelle encore ouverte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Pastef demeure numériquement dominant à l’Assemblée nationale, les marges de manœuvre de l’exécutif restent encadrées par les mécanismes constitutionnels, notamment la possibilité de dissolution du Parlement à partir de 2026 et les équilibres internes au sein de la coalition au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La configuration actuelle dessine ainsi un système politique en recomposition permanente, où les lignes de pouvoir ne sont pas encore stabilisées. Entre institution parlementaire, leadership partisan et tensions exécutives, la trajectoire d’Ousmane Sonko s’inscrit désormais au centre d’une équation politique dont l’issue reste ouverte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Politique : l’incurie stratégique de l’opposition togolaise mise à nu par le FCTD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans un réquisitoire sans concession, le Front citoyen Togo debout (FCTD) fustige l’amateurisme structurel et la navigation à vue des forces d’opposition. Pour la plateforme citoyenne, seule une refondation doctrinale et organisationnelle permettra de briser le statu quo face au régime en place. LOMÉ&#160;–&#160;C’est un pavé dans la mare d’une opposition togolaise déjà marquée par [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un réquisitoire sans concession, le Front citoyen Togo debout (FCTD) fustige l’amateurisme structurel et la navigation à vue des forces d’opposition. Pour la plateforme citoyenne, seule une refondation doctrinale et organisationnelle permettra de briser le statu quo face au régime en place.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LOMÉ</strong>&nbsp;–<em>&nbsp;</em>C’est un pavé dans la mare d’une opposition togolaise déjà marquée par une faible dynamique interne. Le Front citoyen Togo debout (FCTD) a livré un diagnostic d’une rare sévérité sur l’état clinique de l’opposition. Par la voix de son porte-parole, le professeur David Dosseh, le mouvement de la société civile a disséqué les pathologies chroniques qui paralysent les forces alternatives : déficit de structuration, hyper-réactivité émotionnelle et incapacité congénitale à s’inscrire dans le temps long de la stratégie politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le FCTD, l’opposition togolaise reste prisonnière d’un logiciel romantique et spasmodique, privilégiant l’étincelle de la contestation à la construction patiente d’une alternative crédible.&nbsp;<em>« Nous avons souvent fonctionné avec beaucoup de passion et dans l’euphorie, en oubliant la structuration et la consolidation de nos bases »</em>, a déploré David Dosseh. Un péché originel dont le coût politique est immédiat :&nbsp;<em>« Lorsque nous sommes face à un écueil, l’attelage se disloque, il faut reprendre à zéro, et le peuple se décourage. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sortir du piège de l’agenda dicté par le pouvoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réquisitoire du porte-parole cible notamment l’absence de doctrine autonome. En clair, l’opposition ne propose pas, elle réagit ; elle ne mène pas le jeu, elle subit les initiatives de la présidence.&nbsp;<em>« Si le pouvoir fait semblant de tourner à gauche, nous courons faire un barrage à gauche. Cela ne va pas nous conduire très loin »</em>, a-t-il cinglé, appelant à s’affranchir d’une posture purement défensive qui condamne l’opposition à un éternel rôle de figurant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette superficialité se cristallise, selon lui, dans la focalisation excessive des partis sur les récents bouleversements constitutionnels. Pour le FCTD, se battre uniquement sur le terrain du droit institutionnel revient à soigner les symptômes plutôt que la maladie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le grand recentrage : de la querelle de textes à la rupture systémique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L’objectif n’est pas de contrer une modification de la Constitution. L’objectif, c’est comment mettre fin définitivement à ce système dictatorial. C’est la priorité »</em>, a martelé David Dosseh. Une clarification sémantique majeure qui invite les états-majors politiques à abandonner les combats d’arrière-garde juridiques pour se concentrer sur l’essentiel : le rapport de force réel et la transition démocratique globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour opérationnaliser ce sursaut, le FCTD prône l’émergence d’un bloc historique cohérent, articulé autour d’une charte de confiance réciproque et d’une ingénierie politique commune, impénétrable aux querelles d’ego et aux calculs boutiquiers des partis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une équation de taille : dans un paysage politique atomisé par les rancœurs et usé par des décennies de rendez-vous manqués, la voix du FCTD — bien que lucide&nbsp;&nbsp;<em>&nbsp; &nbsp;&nbsp;</em>quant à son propre engagement<em>&nbsp;</em>— saura-t-elle s’imposer comme le catalyseur de cette refondation, ou rejoindra-t-elle la longue liste des appels à l’union restés lettre morte ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Faure Gnassingbé à 60 ans : maturité au cœur de la Vème République</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[économie Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Faure Gnassingbé 60 ans]]></category>
		<category><![CDATA[Inclusion sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Président du Conseil Togo]]></category>
		<category><![CDATA[Vème République togolaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En soufflant ses 60 bougies ce 6 juin 2026, l’homme d’État togolais n&#8217;efface pas le passé. Il inaugure l’avenir. Alors que le Togo bascule pleinement dans l’ère de sa Vème République, le Président du Conseil des ministres entame une nouvelle partition politique. Portrait, bilan et perspectives d’un dirigeant au carrefour de son destin et de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En soufflant ses 60 bougies ce 6 juin 2026, l’homme d’État togolais n&rsquo;efface pas le passé. Il inaugure l’avenir. Alors que le Togo bascule pleinement dans l’ère de sa Vème République, le Président du Conseil des ministres entame une nouvelle partition politique. Portrait, bilan et perspectives d’un dirigeant au carrefour de son destin et de celui de sa nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;école de la discrétion et de la méthode</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence à l&rsquo;hôpital d&rsquo;Afagnan, là où s&rsquo;ancrent les premières racines de Faure Essozimna Gnassingbé. De ce point de départ jusqu&rsquo;aux amphithéâtres de Paris-Dauphine et de l&rsquo;Université George Washington, le parcours s&rsquo;est construit loin du tumulte, forgeant le profil d&rsquo;un dirigeant profondément imprégné de rigueur technocratique. Ce sens de la méthode et cette réserve naturelle sont devenus, au fil des ans, sa véritable marque de fabrique. Entre l&rsquo;attachement aux traditions locales, comme les luttes Evala, et une maîtrise fine des rouages économiques modernes, l’homme s&rsquo;est préparé à l&rsquo;exercice d&rsquo;un pouvoir qui privilégie le temps long à l&rsquo;agitation immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche méthodique trouve aujourd&rsquo;hui son expression la plus aboutie dans la refondation des institutions du pays. À 60 ans, l&rsquo;âge de la maturité politique coïncide avec un choix audacieux : celui de la rupture constructive. En s&rsquo;installant à la fonction de&nbsp;<a href="https://presidenceduconseil.gouv.tg/">Président du Conseil des ministres</a>, Faure Gnassingbé tourne la page du présidentialisme classique pour ouvrir l&rsquo;an I du parlementarisme togolais. Ce grand virage vers la Vème République impose désormais une gouvernance plus collective, où le chef de l&rsquo;exécutif devient directement comptable devant la représentation nationale. Un pari institutionnel qui redéfinit l&rsquo;exercice de l&rsquo;autorité à Lomé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le pragmatisme comme moteur de stabilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le front intérieur, cette nouvelle ère institutionnelle cherche à s&rsquo;adosser à un pragmatisme économique résolu. Pour le Président du Conseil, la transformation politique ne prend son sens que si elle produit des résultats tangibles pour le quotidien des Togolais. C’est la politique du concret, incarnée par le développement de la Plateforme Industrielle d&rsquo;Adétikopé (PIA), véritable poumon industriel créateur d&#8217;emplois locaux. Cette vision globale s&rsquo;efforce de corriger les déséquilibres régionaux par de grands chantiers de désenclavement, à l&rsquo;image des nouveaux ponts jetés à l&rsquo;intérieur du pays, tout en investissant dans l&rsquo;avenir de la jeunesse à travers la modernisation d&rsquo;institutions clés comme l&rsquo;Université de Kara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quête d&rsquo;équilibre et de développement intérieur s&rsquo;articule directement avec l&rsquo;action du dirigeant sur la scène internationale, où l&rsquo;économie et la sécurité restent indissociables. Faure Gnassingbé a su imposer Lomé comme le carrefour incontournable de la diplomatie ouest-africaine, convaincu que la stabilité d’un pays dépend de celle de son environnement régional. À l&rsquo;heure où la zone sous-régionale traverse des turbulences majeures, sa méthode, faite de discrétion et de dialogue constant, s&rsquo;est imposée comme un outil de médiation précieux. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la mise en œuvre de la Stratégie pour le Sahel ou du rayonnement du&nbsp;<em>Lomé Peace and Security Forum</em>, le Togo se positionne en médiateur neutre et respecté. Une diplomatie de paix qui sert également ses ambitions économiques, puisque le pays pousse activement les pions de l&rsquo;intégration continentale à travers la zone de libre-échange ZLECAf, qu&rsquo;il qualifie de nécessité historique et d&rsquo;instrument de souveraineté pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le grand défi de l&rsquo;avenir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entrer dans la soixantaine représente ainsi bien plus qu&rsquo;un cap personnel pour Faure Gnassingbé. C&rsquo;est le début du chapitre le plus crucial et le plus prometteur de sa vie publique. Tout l&rsquo;enjeu des prochaines années sera de démontrer que l&rsquo;architecture de cette Vème République parlementaire peut transformer l&rsquo;essai : accélérer avec audace le décollage économique du Togo, réussir le noble pari de l&rsquo;inclusion sociale à travers la généralisation de l&rsquo;assurance maladie universelle et le renforcement des filets de protection pour les plus vulnérables, tout en consolidant durablement une paix intérieure devenue le socle d&rsquo;un avenir prospère pour tous les Togolais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chemin est tracé.</p>
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		<title>Zimbabwe : l’amendement « CAB3 » ou l’art d’installer un pouvoir à perpétuité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le projet de révision constitutionnelle poussé par le président Emmerson Mnangagwa fracture l’appareil d’État à Harare. Sous couvert de rationalisation technique, cette manœuvre législative ravive le spectre du troisième mandat et crispe jusqu’au cœur de l’establishment sécuritaire du pays. Le coup de force sémantique d’un président imperturbable Au Zimbabwe, la trajectoire politique nationale se crispe [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le projet de révision constitutionnelle poussé par le président Emmerson Mnangagwa fracture l’appareil d’État à Harare. Sous couvert de rationalisation technique, cette manœuvre législative ravive le spectre du troisième mandat et crispe jusqu’au cœur de l’establishment sécuritaire du pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le coup de force sémantique d’un président imperturbable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Zimbabwe, la trajectoire politique nationale se crispe à mesure que progresse le projet d’amendement constitutionnel baptisé « CAB3 ». Portée par l’exécutif, cette réforme majeure bouscule l’équilibre des pouvoirs issu de la Loi fondamentale de 2013 et réveille la hantise d’une présidence à vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au concert de protestations qui s’élève de la société civile et des rangs de l’opposition, le président Emmerson Mnangagwa oppose une indifférence doctrinale assumée. Interrogé sur la légitimité de sa démarche, le chef de l’État a tranché le débat par une formule lapidaire, devenue virale dans le paysage politique local : « qui gagne, gagne ». Cette sentence, interprétée par ses détracteurs comme l’aveu d’un passage en force, illustre la polarisation extrême d’un système où les règles du jeu démocratique semblent s’effacer devant le fait accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La dissidence feutrée de la vieille garde militaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal péril pour le palais présidentiel ne vient pas tant de la rue que des couloirs feutrés de l’appareil sécuritaire. Une fracture inédite s’est ouverte entre le chef de l’État et un noyau influent d’anciens généraux et de hauts fonctionnaires à la retraite, figures historiques de la lutte de libération et artisans du soft coup d’État qui avait porté Mnangagwa au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les indiscrétions de leurs porte-paroles, plusieurs délégations ont tenté d’infléchir la trajectoire présidentielle lors d’audiences privées, sans succès. Ces barons de l’armée dénoncent une dérive constitutionnelle qui fragilise le principe de la limitation des mandats. Ils redoutent que les subtilités juridiques introduites par l’amendement ne permettent, par un jeu de vases communicants institutionnels, de prolonger indéfiniment le bail de l’actuel exécutif au-delà des deux mandats légaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Parlement et les urnes sous la tutelle de l’exécutif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la seule question de la longévité présidentielle, le texte de la réforme opère une restructuration profonde et centralisée de l’État. L’amendement prévoit notamment de modifier le mode de scrutin de la magistrature suprême en octroyant un rôle prépondérant au Parlement, parallèlement à une refonte des compétences de la commission électorale nationale (ZEC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la rhétorique gouvernementale présente ces mutations comme des ajustements nécessaires à la cohérence administrative du pays, les analystes indépendants y voient une entreprise méthodique de démantèlement des contre-pouvoirs. En transférant le centre de gravité de la légitimité démocratique des citoyens vers une assemblée acquise à la cause du parti au pouvoir, le régime s’assure un contrôle total sur le processus de succession.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le clientélisme législatif comme arme de persuasion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce climat d’extrême méfiance, les soupçons de corruption systémique entachent la régularité de la procédure parlementaire. Plusieurs voix de l’opposition accusent ouvertement le clan présidentiel d’activer des leviers d’influence financiers et clientélistes pour verrouiller le vote des députés et accélérer l’adoption du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir rejette en bloc ces accusations, invoquant une réforme d’intérêt général inscrite dans la continuité républicaine. Reste que la précipitation du calendrier législatif trahit la volonté de l’exécutif de clore le débat avant que les contestations intérieures ne se structurent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise met à nu la vulnérabilité chronique du modèle zimbabwéen, toujours otage des arbitrages internes de la ZANU-PF et incapable de stabiliser des règles transparentes pour la transition du pouvoir. Le texte « CAB3 » n’est plus une simple révision de lois, mais le révélateur du bras de fer mémoriel entre l’idéal démocratique et la survie d’une autocratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong>&nbsp;Débats parlementaires de Harare / Déclarations de la présidence du Zimbabwe / Rapports d’observateurs constitutionnels.</p>
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		<title>L’accord UFC-Pouvoir comme ancrage de la régulation politique au Togo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Près de deux décennies après sa signature, le compromis de 2010 entre la majorité et l’Union des forces de changement s’est mué en un dispositif permanent de stabilisation institutionnelle. LOMÉ&#160;– Dans une sous-région où les alliances politiques résistent rarement aux cycles électoraux, le Togo présente une trajectoire singulière. L’accord conclu en 2010 entre le parti [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Près de deux décennies après sa signature, le compromis de 2010 entre la majorité et l’Union des forces de changement s’est mué en un dispositif permanent de stabilisation institutionnelle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>LOMÉ</strong>&nbsp;– Dans une sous-région où les alliances politiques résistent rarement aux cycles électoraux, le Togo présente une trajectoire singulière. L’accord conclu en 2010 entre le parti au pouvoir et l’Union des forces de changement (UFC) a largement dépassé sa fonction initiale d’armistice politique. Seize ans après sa signature, ce partenariat historique n’a fait l’objet d’aucune dénonciation officielle par ses signataires, s’imposant ainsi comme un élément structurel et pérenne du paysage institutionnel national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une transformation durable des rapports politiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette longévité traduit une transformation profonde des rapports de force, marquant le passage d’une culture de confrontation frontale à un mécanisme de concertation et de gestion partagée. En choisissant d’intégrer le jeu institutionnel, la formation dirigée par Gilchrist Olympio a redéfini sa stratégie, délaissant la politique de la rupture pour privilégier une logique d’influence et de participation progressive aux affaires de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des effets visibles dans la gouvernance locale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’impact de cette mutation se manifeste de manière concrète dans l’architecture administrative du pays. Loin de se cantonner aux cercles du pouvoir central, les retombées de cet accord ont accompagné le processus de décentralisation, favorisant l’intégration de cadres de cette opposition au sein des instances locales et des structures de gestion territoriale. Cette présence accrue a contribué à stabiliser les rapports politiques locaux, installant une routine démocratique là où prévalaient autrefois les tensions partisanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un héritage politique aux lectures contrastées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la perception de cet héritage politique demeure profondément contrastée au sein de la société togolaise. Pour ses partisans, ce compromis historique est le socle d’une paix civile retrouvée et d’une continuité de l’État indispensable au développement économique. À l’inverse, une partie de la classe politique et de la société civile y voit un facteur d’atténuation de la critique démocratique, estimant que cette collaboration a contribué à figer les lignes de fracture plutôt qu’à stimuler une alternance dynamique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une matrice toujours active dans le paysage national</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles que soient les lectures, ce cadre politique demeure une matrice active et opérationnelle. En transformant des adversaires historiques en partenaires de gouvernance, l’accord UFC-Pouvoir a façonné un modèle de régulation spécifique, dont la durabilité continue d’influencer la trajectoire politique du Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Sénégal : L’exécutif se réinvente sans le Pastef, le pari audacieux d’un gouvernement de technocrates</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 08:46:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement Lô]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
		<category><![CDATA[Pastef]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dakar — Le Sénégal bascule dans une configuration politique inédite. Sous la houlette du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, un cabinet de technocrates vient d’être officialisé. Ce remaniement de grande ampleur consacre le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et acterait, selon ce dernier, le retrait complet du Pastef de l’équipe gouvernementale. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dakar — Le Sénégal bascule dans une configuration politique inédite. Sous la houlette du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, un cabinet de technocrates vient d’être officialisé. Ce remaniement de grande ampleur consacre le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et acterait, selon ce dernier, le retrait complet du Pastef de l’équipe gouvernementale. Une stratégie de rupture qui redessine les équilibres du pouvoir au sommet de l’État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le choix de l’orthodoxie administrative et financière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exit les figures purement partisanes, place aux gardiens des grands équilibres. La composition de la nouvelle équipe ministérielle trahit une volonté manifeste de sanctuariser la gestion de l’État. En propulsant des hauts fonctionnaires et des spécialistes sectoriels aux postes régaliens, le président Bassirou Diomaye Faye et son nouveau chef de gouvernement font le pari de l’efficacité administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconduction ou la nomination de profils pointus à la tête des ministères clés en témoigne :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cheikh Diba</strong> conserve le gouvernail crucial des Finances et du Budget.</li>



<li><strong>Yancoba Diémé</strong> prend la responsabilité des Forces armées.</li>



<li><strong>Mouhamadou Bamba Cissé</strong> hérite du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.</li>



<li><strong>Cheikh Niang</strong> est propulsé aux Affaires étrangères et aux Sénégalais de l’extérieur.</li>



<li><strong>El Hadji Abdourahmane Diouf</strong> prend en charge l’Environnement et la Transition écologique.</li>



<li><strong>Birame Souleye Diop</strong> est maintenu au portefeuille névralgique de l’Énergie, du Pétrole et aux Mines.</li>



<li><strong>Ibrahima Sy</strong> est reconduit à la Santé et à l’Hygiène publique.</li>



<li><strong>Moustapha Mamba Guirassy</strong> reste à la tête de l’Éducation nationale.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette architecture, résolument technocratique, vise à rassurer les partenaires internationaux et les marchés financiers, tout en garantissant la continuité de l’action publique dans les secteurs industriels et extractifs (pétrole, gaz, mines).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Pastef en retrait : Stratégie de clarification ou divorce politique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le fait saillant de ce remaniement : le mouvement Pastef est le grand absent de la liste gouvernementale. Une situation confirmée par Ousmane Sonko lui-même. Cette mise en retrait volontaire ou subie pose les jalons d’une stricte séparation entre le parti majoritaire et l’appareil de gestion quotidienne de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dissociant le parti de la gestion gouvernementale, le Pastef semble vouloir préserver sa liberté de ton et son ancrage populaire, s’épargnant ainsi l’usure précoce du pouvoir au moment où les réformes structurelles tardent parfois à porter leurs fruits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cohabitation de fait : L’exécutif sous le regard de l’Assemblée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déconnexion entre la couleur politique du gouvernement et celle de la majorité parlementaire installe le Sénégal dans une zone de turbulences institutionnelles contrôlées. Le Pastef, qui a raflé une majorité écrasante lors des législatives de 2024, se retrouve dans une position d’arbitre suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois sous la nouvelle ère, un gouvernement sans assise partisane directe va devoir négocier, pas à pas, chaque texte de loi, chaque budget et chaque réforme d’envergure avec une Assemblée nationale autonome et ultra-majoritaire. Une dynamique de “coopération sous surveillance” qui exigera des trésors de diplomatie politique de la part du Premier ministre Lô.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un test de maturité pour la démocratie sénégalaise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’évidence, cette recomposition plonge le Sénégal dans un laboratoire institutionnel à ciel ouvert. La réussite de cette transition dépendra de la capacité de l’exécutif à manœuvrer sans majorité automatique, mais aussi de la responsabilité du Pastef à soutenir – ou non – un agenda qu’il a lui-même contribué à dessiner lors de l’alternance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce réajustement au sommet prouve que le modèle politique sénégalais reste en constante mutation, cherchant son équilibre entre la ferveur idéologique de la rue publique et la rigueur froide de la technocratie d’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/senegal-lexecutif-se-reinvente-sans-le-pastef-le-pari-audacieux-dun-gouvernement-de-technocrates/">Sénégal : L’exécutif se réinvente sans le Pastef, le pari audacieux d’un gouvernement de technocrates</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Ouganda : la montée en puissance de Muhoozi Kainerugaba ravive les tensions autour de la succession de Museveni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 08:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>En Ouganda, les équilibres politiques semblent progressivement se déplacer autour d’une figure centrale : le général&#160;Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni. Les récents développements au sein du Parlement et du parti au pouvoir alimentent l’idée d’une recomposition silencieuse du pouvoir, sur fond de préparation implicite de la succession présidentielle. Une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En Ouganda, les équilibres politiques semblent progressivement se déplacer autour d’une figure centrale : le général&nbsp;<strong>Muhoozi Kainerugaba</strong>, chef de l’armée et fils du président Yoweri Museveni. Les récents développements au sein du Parlement et du parti au pouvoir alimentent l’idée d’une recomposition silencieuse du pouvoir, sur fond de préparation implicite de la succession présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une influence militaire qui déborde sur le politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La récente élection du président du Parlement illustre ce basculement. Le choix de&nbsp;<strong>Jacob Oboth-Oboth</strong>, ancien ministre de la Défense, a été précédé par une série de manœuvres internes attribuées au cercle d’influence de Muhoozi au sein de la majorité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, la formation au pouvoir avait reconduit son soutien à la présidente sortante,&nbsp;<strong>Anita Annet Among</strong>, malgré des controverses liées à son enrichissement personnel et à des critiques politiques croissantes. Mais à quelques jours du scrutin parlementaire, un revirement s’est produit : des relais proches du chef de l’armée ont retiré leur appui à Among pour soutenir Oboth-Oboth, qui a finalement été élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, des opérations de police et des perquisitions ont visé les résidences de la présidente sortante, officiellement dans le cadre d’enquêtes anticorruption. Plusieurs observateurs y voient cependant une intervention indirecte du camp Muhoozi dans les luttes internes du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lutte anticorruption comme levier politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Muhoozi Kainerugaba n’occupe aucun rôle institutionnel dans la justice ou les enquêtes civiles, il affirme néanmoins mener une campagne contre la corruption au sein de l’État. Cette posture lui permet de s’imposer comme acteur politique à part entière, au-delà de son statut militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette double position — militaire et politique informelle — renforce les interrogations sur la nature réelle de son influence dans les décisions récentes, notamment dans les arbitrages internes du parti au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une succession devenue inévitable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de ces recompositions, la question de la succession de Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quatre décennies, s’impose désormais comme un enjeu structurel. À 81 ans, le président ougandais n’a jamais formalisé de plan clair de transition, laissant un vide politique progressivement occupé par des dynamiques internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’opposition, certains responsables estiment que le pays assiste à une forme de captation progressive du pouvoir par le cercle familial présidentiel. Cette lecture est toutefois formulée avec prudence, tant les équilibres institutionnels restent verrouillés autour du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des signaux d’un basculement progressif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein même du camp présidentiel, certains acteurs interprètent les récents événements comme les prémices d’un nouvel ordre politique. Les soutiens de Muhoozi présentent ces évolutions comme une tentative de rationalisation du système et de lutte contre les dérives de gestion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres, en revanche, y voient une transformation plus profonde : celle d’une transition non déclarée, où les centres de décision se déplaceraient progressivement vers un noyau restreint gravitant autour de l’armée et de la famille présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’Ouganda entre dans une phase d’incertitude politique maîtrisée, où les lignes entre pouvoir institutionnel, influence militaire et stratégie de succession deviennent de plus en plus poreuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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		<title>Île Maurice : un collège électoral envisagé pour élire le président, débat institutionnel relancé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réforme constitutionnelle en phase exploratoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement mauricien ouvre la porte à une réflexion sur le mode de désignation du président de la République, avec l’étude possible d’un collège électoral dans le cadre des travaux d’une future commission de révision constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette proposition figure dans un amendement intégré au projet de loi sur la&nbsp;<em>Constitutional Review Commission</em>, présenté au Parlement sous l’égide du Premier ministre Navin Ramgoolam.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une question de légitimité institutionnelle au cœur du débat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif présente cette piste comme un moyen de renforcer la légitimité et la lisibilité du rôle présidentiel dans l’architecture institutionnelle mauricienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, l’Île Maurice fonctionne sur un modèle parlementaire hérité du système de Westminster, dans lequel le président de la République exerce des fonctions essentiellement honorifiques, tandis que le pouvoir exécutif revient au gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réflexion qui dépasse la seule procédure élective</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du mécanisme de désignation, la proposition relance une interrogation plus large sur la place du président dans l’équilibre des pouvoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’un collège électoral impliquerait une évolution du mode de sélection sans basculer immédiatement vers une élection au suffrage universel direct, ce qui maintient le débat dans une zone intermédiaire entre continuité institutionnelle et ajustement du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un retour des tensions autour des réformes constitutionnelles</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative ravive des discussions anciennes sur la réforme de la Constitution de 1968, régulièrement réactivées dans le débat politique mauricien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le précédent le plus marquant remonte à 2014, lorsque le projet de « Deuxième République » avait ouvert la voie à une refonte plus profonde des institutions, avant d’être abandonné à la suite des élections générales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une ligne de fracture toujours présente dans le débat juridique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, plusieurs voix issues du milieu juridique avaient mis en garde contre une transformation jugée trop radicale du système politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains constitutionnalistes estimaient qu’un changement de nature du régime aurait nécessité un processus référendaire, en raison de la place centrale du modèle parlementaire dans l’équilibre institutionnel du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réforme encore au stade politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, la proposition du collège électoral reste intégrée à une phase de réflexion institutionnelle et devra être examinée par la future commission de révision constitutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du cadre légal mauricien, sans calendrier de mise en œuvre défini à ce stade.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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