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	<title>Archives des Politique - La Cinquième</title>
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	<title>Archives des Politique - La Cinquième</title>
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	<item>
		<title>Bénin : Patrice Talon revient au sommet de l’État par le Sénat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Boni Yayi]]></category>
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		<category><![CDATA[Louis Vlavonou]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Talon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Moins de trois mois après avoir quitté la présidence de la République, Patrice Talon a été élu à la tête du nouveau Sénat béninois. Son retour, presque sans opposition, consacre une continuité politique que ses adversaires redoutaient depuis la création de la chambre haute et place l’ancien chef de l’État au cœur du nouvel équilibre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moins de trois mois après avoir quitté la présidence de la République, Patrice Talon a été élu à la tête du nouveau Sénat béninois. Son retour, presque sans opposition, consacre une continuité politique que ses adversaires redoutaient depuis la création de la chambre haute et place l’ancien chef de l’État au cœur du nouvel équilibre institutionnel.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de Patrice Talon de la présidence aura été de courte durée. Élu jeudi 6 août à la tête du Sénat, l’ancien chef de l’État retrouve une fonction majeure dans l’appareil institutionnel béninois, quelques semaines seulement après avoir transmis le pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seul candidat à la présidence de la chambre, il a recueilli 24 voix sur 25, à bulletin secret, avec un vote blanc et aucune voix contre. Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, devient vice-président, tandis que l’ancien ministre de l’Intérieur Alassane Séïdou a été choisi comme rapporteur. Adidjath Mathys en sera la suppléante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un retour politique sans véritable affrontement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat traduit moins une compétition qu’un consensus organisé autour de la première direction du Sénat. Boni Yayi, ancien président et fondateur du parti d’opposition Les Démocrates, était théoriquement la principale figure susceptible de contester Patrice Talon. Il n’a cependant pas présenté sa candidature, faute de soutien suffisant parmi les membres d’une institution dont les sièges ne sont pas pourvus au suffrage direct.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau président du Sénat a appelé ses collègues à travailler dans un esprit d’unité, de paix et de consolidation démocratique. Dans sa première déclaration, il a présenté la chambre haute comme un espace de sagesse, de conseil, de conciliation et d’apaisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rhétorique consensuelle n’efface pourtant pas la portée politique de son élection. Dès la révision constitutionnelle ayant créé le Sénat, ses opposants soupçonnaient Patrice Talon de préparer une nouvelle position institutionnelle après son départ de la magistrature suprême. Son accession à la présidence de la chambre conforte désormais cette lecture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une fonction au poids institutionnel considérable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Patrice Talon devient le troisième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, derrière le président de la République et la vice-présidente. Le mandat est fixé à cinq ans, renouvelable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénat doit se réunir quatre fois par an en session ordinaire. Sa mission officielle consiste à réguler la vie politique, favoriser la concertation et contribuer à l’apaisement institutionnel. La Constitution lui accorde également des prérogatives sensibles, notamment la possibilité de suspendre ou de retirer certains droits civiques ou politiques à des responsables élus, à l’exception de quelques hautes autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces pouvoirs donnent à la nouvelle chambre une influence qui dépasse celle d’un simple conseil d’anciens dirigeants. Son rôle réel dépendra toutefois de la manière dont elle exercera ces compétences, notamment face aux tensions politiques et aux critiques sur la concentration du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Sénat déjà confronté au soupçon de continuité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’élection de Patrice Talon pose une question centrale : le Sénat deviendra-t-il un espace autonome de médiation ou le prolongement du système politique construit sous sa présidence ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le score quasi unanime obtenu par l’ancien chef de l’État peut être présenté comme un signe de stabilité. Il peut aussi nourrir le sentiment d’une institution façonnée autour de personnalités issues du même ordre politique, alors que l’opposition dénonce déjà la raréfaction des espaces de pluralisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revenant par la chambre haute, Patrice Talon ne retrouve pas seulement une fonction. Il devient le principal visage d’une institution dont la crédibilité dépendra de sa capacité à s’émanciper du soupçon d’avoir été créée pour organiser sa propre reconversion. Son mandat constituera ainsi le premier test véritable du bicamérisme béninois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Haïti : le retour aux urnes à l’épreuve d’un pays toujours sous l’emprise des gangs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Après plus de dix ans sans élections générales, Haïti a fixé au 13 décembre 2026 le premier tour des scrutins présidentiel et législatif. L’ouverture des inscriptions électorales marque une avancée politique réelle, mais la violence armée, les déplacements massifs et l’affaiblissement de l’État rendent encore incertaine la tenue d’un vote crédible sur l’ensemble du territoire. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après plus de dix ans sans élections générales, Haïti a fixé au 13 décembre 2026 le premier tour des scrutins présidentiel et législatif. L’ouverture des inscriptions électorales marque une avancée politique réelle, mais la violence armée, les déplacements massifs et l’affaiblissement de l’État rendent encore incertaine la tenue d’un vote crédible sur l’ensemble du territoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Haïti</strong>&nbsp;tente de renouer avec les urnes. Le Conseil électoral provisoire a programmé le premier tour des élections présidentielle et législatives au 13 décembre 2026, avant un éventuel second tour le 21 février 2027. Les résultats définitifs sont attendus au début du mois de mars. Ce scrutin serait le premier organisé dans le pays depuis une décennie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus n’est plus seulement une promesse politique. Les opérations d’inscription ont commencé dans plusieurs départements, puis dans certains quartiers de Port-au-Prince à partir du 30 juillet. Dix centres ont notamment ouvert dans des zones de la capitale considérées comme relativement sûres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette avancée intervient néanmoins dans un pays dont une partie importante du territoire échappe toujours à l’autorité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une date fixée, mais aucune garantie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calendrier électoral reste explicitement lié à une amélioration de la sécurité et à la mobilisation de financements suffisants. Les autorités doivent également assurer la formation des agents électoraux, l’acheminement du matériel et l’ouverture de bureaux de vote dans des régions où les déplacements demeurent dangereux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les groupes armés contrôlent encore environ 70 % de Port-au-Prince, ainsi que plusieurs axes reliant la capitale aux départements du Centre et de l’Artibonite. Or, plus de la moitié de l’électorat haïtien vit dans ces trois régions. Une élection organisée sans accès réel à ces territoires risquerait donc d’écarter une fraction considérable de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est ainsi plus seulement de savoir si Haïti peut organiser un vote à la date annoncée, mais quel degré de représentativité et de crédibilité ce scrutin pourrait atteindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un pays sans institutions élues</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise politique s’est aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021. Depuis, Haïti ne dispose ni de président élu ni de Parlement fonctionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil présidentiel de transition a quitté le pouvoir en février 2026 au terme de son mandat. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Conseil des ministres exercent depuis la responsabilité de l’exécutif, dans le cadre d’une période intérimaire censée être consacrée à la sécurité, à la préparation des élections et au redressement économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scrutin de décembre est donc présenté comme la voie nécessaire pour restaurer l’ordre constitutionnel. Il devra cependant être suffisamment inclusif pour ne pas prolonger la contestation de la légitimité des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La crise humanitaire complique le processus</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation des élections se heurte également à une situation humanitaire d’une ampleur exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de 1,5 million de personnes ont été déplacées par les violences. Plus de 6,4 millions d’Haïtiens ont besoin d’une assistance humanitaire et près de six millions sont confrontés à une insécurité alimentaire sévère. Depuis le début de l’année, les violences des gangs ont fait plus de 2 300 morts et 1 100 blessés, selon les chiffres communiqués par les Nations unies en juin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux déplacés ont perdu leurs documents d’identité ou vivent loin de leur commune d’origine. Leur inscription sur les listes électorales, leur accès aux centres de vote et leur protection constituent autant de défis encore non résolus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’aide internationale demeure par ailleurs insuffisante. L’appel humanitaire de 880 millions de dollars lancé pour 2026 n’était financé qu’à environ un quart à la fin du premier semestre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques gains sécuritaires, mais un équilibre précaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités haïtiennes et la force internationale soutenue par l’ONU ont repris certains secteurs proches du Palais national et renforcé leur présence dans plusieurs zones de Port-au-Prince. Le retour du Conseil des ministres au Palais national, après plus de trois années d’absence, a été présenté comme un signe de restauration progressive de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats demeurent toutefois limités face à l’étendue des territoires contrôlés par les groupes armés. Les gangs continuent de menacer les routes, de recruter des enfants, d’imposer leur autorité aux populations et de perturber l’activité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">António Guterres a résumé l’enjeu en évoquant deux voies qui doivent avancer simultanément : le rétablissement de la sécurité et la création des conditions nécessaires à des élections transparentes. La date définitive ne pourra être réellement garantie que si ces deux processus progressent de manière suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un scrutin entre nécessité et risque</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Haïti a besoin d’élections pour sortir d’une succession de pouvoirs provisoires et rétablir des institutions légitimes. Mais un vote organisé trop tôt, dans des territoires fragmentés et sous la menace des armes, pourrait également produire une nouvelle crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 13 décembre représente donc à la fois un espoir et une épreuve. Pour que ce rendez-vous ouvre réellement une nouvelle étape, il ne suffira pas d’installer des urnes. Il faudra permettre aux Haïtiens de s’inscrire, de faire campagne et de voter sans que les gangs décident, par la violence ou le contrôle territorial, de ceux qui pourront participer à l’avenir politique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Conseil électoral provisoire d’Haïti.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.un.org/sg/en/content/sg/press-events/2026-06-16/secretary-generals-press-encounter-haiti?utm_source=chatgpt.com">Organisation des Nations Unies</a></li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://caricom.org/statement-by-the-conference-of-heads-of-government-of-the-caribbean-community-caricom-end-of-the-transitional-presidential-council-in-haiti/?utm_source=chatgpt.com">CARICOM</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait de l’héritage de Sankara une doctrine de pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[BURKINA FASO]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution démocratique et populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Sankara]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Au lendemain du 43e anniversaire de la Révolution démocratique et populaire, Ibrahim Traoré a réaffirmé sa filiation avec Thomas Sankara. Derrière l’hommage au dirigeant révolutionnaire, le président burkinabè cherche surtout à inscrire son action dans un récit de souveraineté, de mobilisation populaire et de rupture avec les modèles hérités de la colonisation. La commémoration du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au lendemain du 43e anniversaire de la Révolution démocratique et populaire, Ibrahim Traoré a réaffirmé sa filiation avec Thomas Sankara. Derrière l’hommage au dirigeant révolutionnaire, le président burkinabè cherche surtout à inscrire son action dans un récit de souveraineté, de mobilisation populaire et de rupture avec les modèles hérités de la colonisation.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La commémoration du 4 août n’a pas seulement donné lieu à un hommage historique. Dans son message publié à l’occasion du 43e anniversaire de la Révolution démocratique et populaire, Ibrahim Traoré a revendiqué une continuité politique avec Thomas Sankara, élevé au rang de « Héros de la Nation ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président du Faso présente la révolution engagée en 1983 comme un moment fondateur de l’histoire nationale. Selon lui, elle a permis d’introduire des réformes profondes, mais aussi de transformer les mentalités en rompant avec des modèles de développement jugés hérités de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette lecture lui permet de rattacher son propre projet politique à une mémoire toujours puissante au Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sankara, matrice idéologique du pouvoir actuel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La référence à Thomas Sankara occupe une place centrale dans le discours d’Ibrahim Traoré. Elle associe souveraineté nationale, autonomie économique, mobilisation populaire et valorisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État affirme inscrire son action dans cette continuité à travers ce qu’il appelle la « Révolution progressiste populaire ». Celle-ci est présentée comme un projet destiné à construire un Burkina Faso « fier, souverain et fort », fondé sur un développement endogène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette filiation offre au pouvoir une cohérence idéologique. Elle permet de relier les politiques actuelles à un récit plus ancien de rupture, d’émancipation et de refus de la dépendance extérieure. La mémoire sankariste devient ainsi davantage qu’un symbole : elle sert de cadre à la légitimation du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La souveraineté érigée en mobilisation nationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Traoré&nbsp;</strong>a également appelé les Burkinabè à s’engager « sans réserve » dans la « guerre de libération » conduite par les autorités. Cette expression dépasse le seul registre militaire. Elle inscrit la lutte contre l’insécurité, la recherche d’autonomie et la transformation économique dans une même bataille politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président estime que cet engagement collectif constitue le meilleur hommage aux pionniers de l’émancipation africaine. Le discours vise donc à faire de la mémoire révolutionnaire un instrument de cohésion nationale et de mobilisation autour de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette rhétorique place aussi le pouvoir face à une exigence de résultats. Revendiquer l’héritage de Sankara expose nécessairement l’action gouvernementale à la comparaison avec les principes associés à l’ancien dirigeant : intégrité publique, justice sociale, participation citoyenne et amélioration concrète des conditions de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une filiation politique à l’épreuve du réel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En transformant le 4 août en point d’ancrage de son projet, Ibrahim Traoré cherche à inscrire son pouvoir dans une histoire nationale plus longue. L’enjeu est moins de commémorer Sankara que de faire de son héritage une doctrine de gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie lui offre une ressource symbolique considérable, dans un contexte marqué par la guerre, les tensions régionales et la remise en cause des partenariats traditionnels. Elle comporte toutefois une contrepartie : plus le régime se réclame du sankarisme, plus il devra démontrer que cette continuité dépasse le langage politique et se traduit dans la gouvernance, l’économie et la vie quotidienne des Burkinabè.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Ghana : le gouvernement ouvre la voie à un quinquennat présidentiel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 20:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Ghana pourrait abandonner le mandat présidentiel de quatre ans au profit d’un cycle de cinq ans, accompagné d’un ajustement de la durée de la législature. En soutenant cette réforme, l’exécutif affirme vouloir donner davantage de temps à l’action publique. Mais le projet, qui touche aussi la Cour suprême, le Parlement et les règles électorales, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 4</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Ghana pourrait abandonner le mandat présidentiel de quatre ans au profit d’un cycle de cinq ans, accompagné d’un ajustement de la durée de la législature. En soutenant cette réforme, l’exécutif affirme vouloir donner davantage de temps à l’action publique. Mais le projet, qui touche aussi la Cour suprême, le Parlement et les règles électorales, devra encore être soumis à l’approbation des citoyens par référendum.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Accra —</strong>&nbsp;Le débat constitutionnel ghanéen entre dans une phase décisive. Le gouvernement a officiellement approuvé la recommandation de la Commission de révision constitutionnelle visant à porter de quatre à cinq ans la durée du mandat présidentiel. La législature serait prolongée dans les mêmes proportions afin de maintenir la cohérence du calendrier institutionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présentant la position de l’exécutif à la présidence, le ministre de la Justice et procureur général, Dominic Akuritinga Ayine, a défendu une réforme destinée à desserrer l’étau du temps électoral. Selon lui, une partie importante du premier exercice d’un gouvernement est absorbée par la transition, tandis que la dernière année est déjà dominée par la campagne suivante. Le quinquennat offrirait ainsi une fenêtre plus large pour concevoir, exécuter puis évaluer les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Allonger le mandat pour sortir de la politique à court terme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument du gouvernement repose sur une critique ancienne des cycles électoraux trop courts. En quatre ans, les administrations disposent de peu de temps pour engager des réformes structurelles, en particulier lorsque les premiers mois sont consacrés à la constitution des équipes, à la révision des programmes et à la reprise des dossiers laissés par le pouvoir précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif estime qu’une année supplémentaire permettrait de mieux inscrire les décisions publiques dans le temps long. Cette logique correspond à l’orientation générale du rapport de la Commission, intitulé « Passer d’une démocratie électorale à une démocratie de développement ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’allongement du mandat ne vaut pas automatiquement amélioration de la gouvernance. Son efficacité dépendra de la qualité des institutions de contrôle, de la redevabilité de l’exécutif et de la capacité du Parlement à suivre l’exécution des politiques. Sans ces garanties, cinq années pourraient simplement prolonger un gouvernement inefficace au lieu de renforcer sa capacité d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une réforme qui dépasse largement la présidence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet gouvernemental touche plusieurs piliers de l’architecture institutionnelle. L’exécutif soutient notamment l’instauration d’un mandat unique de dix ans, non renouvelable, pour le président de la Cour suprême, dans la limite de l’âge obligatoire de départ à la retraite fixé à 70 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement souhaite également plafonner à 19 le nombre de juges de la Cour suprême, soit le président de la juridiction et 18 autres magistrats. La Commission avait proposé un effectif plus réduit, mais l’exécutif considère que cette formule permettrait de préserver l’efficacité de la Cour tout en maîtrisant les dépenses publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme porterait aussi sur le calendrier électoral. Les scrutins présidentiels seraient organisés durant la première semaine de novembre, afin d’accroître la prévisibilité du processus et de laisser davantage de temps entre la proclamation des résultats et l’investiture du 7 janvier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contentieux électoraux seraient eux aussi encadrés plus strictement. Les recours devraient être déposés dans les quatorze jours suivant l’annonce des résultats, puis tranchés par la Cour suprême dans un délai de trente jours. La Commission électorale serait tenue de transmettre aux juges et aux parties les données nécessaires à l’examen des requêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parlement, gouvernement et représentation sociale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement propose également de limiter à 60 le nombre de ministres, contre un plafond de 57 recommandé par la Commission. Les membres de l’exécutif pourraient continuer à être choisis aussi bien au sein du Parlement qu’en dehors de celui-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Assemblée nationale serait plafonnée à 300 députés. À ces sièges s’ajouteraient 24 mandats attribués selon un mécanisme de représentation proportionnelle destiné aux femmes, aux personnes handicapées et aux jeunes. Cette innovation cherche à corriger la sous-représentation de certaines catégories sans remettre entièrement en cause le système électoral existant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte prévoit aussi d’assouplir les restrictions pesant sur les citoyens possédant plusieurs nationalités. Les personnes ayant une double nationalité de naissance pourraient se présenter aux élections législatives et accéder à plusieurs fonctions publiques. La présidence et la vice-présidence resteraient toutefois réservées aux citoyens ne détenant pas d’autre nationalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’âge minimal requis pour se présenter à la magistrature suprême, l’exécutif refuse la proposition de la Commission de l’abaisser à 30 ans. Il retient le seuil de 35 ans, présenté comme un compromis entre ouverture à une nouvelle génération et exigence d’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le référendum comme véritable épreuve politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement envisage de soumettre ces changements au vote populaire en 2027, parallèlement aux élections des assemblées de district. Les électeurs devront alors approuver ou rejeter les réformes issues des travaux dirigés par le professeur Henry Kwesi Prempeh.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette consultation sera déterminante, car elle dira si les Ghanéens perçoivent le quinquennat comme un outil de stabilité ou comme une extension du pouvoir exécutif. Elle permettra aussi de mesurer l’adhésion à une révision beaucoup plus large de la Constitution de 1992, qui touche à la justice, à la fiscalité présidentielle, à la représentation parlementaire et à la décentralisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana ne se prépare donc pas seulement à ajouter une année au mandat de son président. Il engage une redéfinition de l’équilibre entre efficacité gouvernementale, contrôle institutionnel et participation citoyenne. Le véritable enjeu sera de démontrer qu’un cycle politique plus long peut produire davantage de résultats sans réduire la vigilance démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong>&nbsp;position officielle du gouvernement ghanéen sur les recommandations de la Commission de révision constitutionnelle, présentée par le ministre de la Justice et procureur général Dominic Akuritinga Ayine.</p>
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		<title>Somalie : Mogadiscio affiche ses gains militaires, mais la bataille contre les shebab reste ouverte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 18:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À l’ouverture de la huitième session du Parlement fédéral, le président Hassan Cheikh Mohamoud a défendu les progrès enregistrés contre les shebab et réaffirmé son ambition d’organiser des élections directes. Cette démonstration de confiance intervient au moment où Mogadiscio resserre sa coopération militaire avec Washington, signe que l’affaiblissement durable de l’insurrection dépend encore largement de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’ouverture de la huitième session du Parlement fédéral, le président Hassan Cheikh Mohamoud a défendu les progrès enregistrés contre les shebab et réaffirmé son ambition d’organiser des élections directes. Cette démonstration de confiance intervient au moment où Mogadiscio resserre sa coopération militaire avec Washington, signe que l’affaiblissement durable de l’insurrection dépend encore largement de soutiens extérieurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mogadiscio —</strong>&nbsp;En ouvrant samedi la nouvelle session du Parlement fédéral devant les deux chambres réunies, Hassan Cheikh Mohamoud a voulu présenter l’image d’un État somalien engagé simultanément sur deux fronts : la reconquête sécuritaire et la consolidation institutionnelle. La reprise des travaux parlementaires était programmée pour le 1er août, dans un contexte politique chargé et marqué par plusieurs dossiers sensibles pour l’avenir des institutions fédérales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a salué l’action des parlementaires dans l’adoption des lois, le contrôle des administrations et le renforcement de la responsabilité publique. Mais le cœur de son intervention a porté sur la lutte contre les shebab, qualifiés de « Khawarij » par les autorités somaliennes afin de leur contester toute légitimité religieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des succès revendiqués face à une insurrection résiliente</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hassan Cheikh Mohamoud a évoqué des « avancées tangibles » obtenues par l’armée nationale, appuyée par les populations locales. Depuis plusieurs années, le gouvernement cherche à reprendre aux shebab les territoires ruraux depuis lesquels le groupe prépare ses attaques, collecte des taxes et maintient une administration parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours présidentiel traduit la volonté de montrer que l’initiative appartient désormais aux forces fédérales. Il ne suffit toutefois pas de reprendre des localités : encore faut-il les sécuriser, y rétablir des services publics et empêcher les combattants de se replier avant de revenir. L’expérience des offensives précédentes a montré la capacité des shebab à abandonner provisoirement un territoire, puis à exploiter les faiblesses logistiques et les divisions locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement affilié à Al-Qaïda demeure ainsi capable de mener des attentats, de frapper des positions militaires et de peser sur les activités économiques. La guerre ne se joue donc pas seulement sur la ligne de front, mais aussi dans la durée, à travers le renseignement, l’administration des zones reconquises et la confiance accordée à l’État par les communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Washington reste indispensable au dispositif sécuritaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours avant son discours au Parlement, le président somalien avait reçu à Mogadiscio le commandant de l’AFRICOM, le général Dagvin R. M. Anderson. Selon la présidence, les discussions ont porté sur l’intensification des opérations antiterroristes, la formation des forces nationales et le soutien américain aux efforts de stabilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération entre les deux pays repose notamment sur le partage de renseignements, l’assistance aux unités somaliennes et les frappes visant les responsables ou les positions des groupes jihadistes. Lors de précédents échanges à Mogadiscio, l’AFRICOM avait déjà réaffirmé son soutien aux forces somaliennes et à la mission africaine déployée dans le pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appui américain concerne principalement les shebab, mais aussi la branche somalienne de l’organisation État islamique, implantée dans les zones montagneuses du Puntland. Les forces spéciales Danab, considérées comme l’une des unités les plus opérationnelles de l’armée somalienne, occupent une place centrale dans ce partenariat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance constitue toutefois l’un des paradoxes de la stratégie gouvernementale. Mogadiscio veut démontrer la montée en puissance de son armée, tout en continuant de s’appuyer sur les capacités aériennes, technologiques et financières de ses partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La démocratie comme second front de stabilisation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a également réaffirmé son engagement en faveur d’élections directes, censées remplacer progressivement le système indirect fondé sur les équilibres claniques. Pour les autorités, le suffrage universel doit renforcer la légitimité des institutions et élargir la participation citoyenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme reste pourtant politiquement délicate. Elle exige un accord sur les règles électorales, la répartition des pouvoirs entre Mogadiscio et les États fédérés, ainsi qu’un niveau de sécurité permettant l’organisation du vote dans un territoire encore largement exposé aux violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En associant sécurité et démocratisation dans son discours, Hassan Cheikh Mohamoud présente les deux processus comme indissociables. L’armée peut reprendre des territoires, mais seule une administration reconnue, capable de rendre des services et d’intégrer les équilibres locaux, peut durablement les soustraire à l’influence des shebab.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des progrès à convertir en contrôle durable</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture de la session parlementaire a offert au président une tribune pour afficher la cohérence de son projet : renforcer l’armée, consolider les institutions et rapprocher le pays d’un système électoral direct. Mais la portée de ces annonces dépendra de leur traduction sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Somalie n’est plus dans la même situation qu’au plus fort de l’effondrement étatique. Elle dispose d’institutions fédérales, de forces nationales mieux structurées et de partenaires militaires engagés. Elle reste néanmoins confrontée à une insurrection qui sait exploiter chaque vide administratif, chaque rivalité politique et chaque recul de la présence publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les succès militaires salués à Mogadiscio ne prendront donc tout leur sens que s’ils permettent à l’État de s’installer durablement là où les shebab auront été repoussés. Dans cette guerre, conquérir un territoire est une victoire ; réussir à le gouverner demeure l’épreuve décisive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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		<title>São Tomé-et-Príncipe : Carlos Vila Nova consolide son pouvoir en s’affranchissant de son ancien camp</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[ADI]]></category>
		<category><![CDATA[Carlos Vila Nova]]></category>
		<category><![CDATA[élection présidentielle]]></category>
		<category><![CDATA[Nito de Abreu]]></category>
		<category><![CDATA[São Tomé-et-Príncipe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Réélu dès le premier tour avec 55,88 % des suffrages valablement exprimés, Carlos Vila Nova obtient un second mandat de cinq ans à la tête de São Tomé-et-Príncipe. La victoire dépasse toutefois la simple reconduction d’un président sortant : élu en 2021 sous la bannière de l’Action démocratique indépendante, il s’impose cette fois en candidat [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réélu dès le premier tour avec 55,88 % des suffrages valablement exprimés, Carlos Vila Nova obtient un second mandat de cinq ans à la tête de São Tomé-et-Príncipe. La victoire dépasse toutefois la simple reconduction d’un président sortant : élu en 2021 sous la bannière de l’Action démocratique indépendante, il s’impose cette fois en candidat indépendant, après une rupture politique avec le parti qui l’avait porté au pouvoir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cour constitutionnelle ferme la séquence électorale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour constitutionnelle a proclamé, mardi 28 juillet 2026, les résultats définitifs de l’élection présidentielle organisée neuf jours plus tôt. Carlos Vila Nova totalise 31 613 voix, soit 55,88 % des 56 574 suffrages valablement exprimés. Il franchit ainsi dès le premier tour le seuil de la majorité absolue exigé par la législation santoméenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son principal concurrent, Nito de Abreu, soutenu par l’Action démocratique indépendante, recueille 23 457 voix, soit 41,46 %. Loin derrière, Mix João Bonfim et Eugénio Tiny obtiennent respectivement 1,59 % et 1,07 % des suffrages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proclamation définitive corrige légèrement les résultats provisoires publiés au lendemain du scrutin, qui créditaient le chef de l’État de 55,94 %. Elle ne modifie cependant ni l’ordre d’arrivée ni l’issue de l’élection : Carlos Vila Nova évite un second tour et conserve la présidence pour cinq années supplémentaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire obtenue hors de l’appareil partisan</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principal enseignement politique du scrutin tient à la trajectoire du vainqueur. En 2021, Carlos Vila Nova avait accédé à la magistrature suprême avec l’appui de l’ADI, formation dirigée par l’ancien Premier ministre Patrice Trovoada. Cinq ans plus tard, il remporte l’élection face au candidat du même parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture s’est cristallisée après la crise politique de janvier 2025, lorsque le président a limogé Patrice Trovoada et son gouvernement. Cette décision avait ouvert une confrontation durable entre le palais présidentiel et l’appareil de l’ADI, pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Contraint de reconstruire son assise politique en dehors de son ancien camp, Carlos Vila Nova a choisi de se présenter comme indépendant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa réélection lui permet désormais de revendiquer une légitimité personnelle, moins dépendante des structures partisanes qui avaient accompagné son premier mandat. Elle ne lui garantit toutefois pas une majorité politique ni une gouvernance sans heurts. Dans le régime semi-présidentiel santoméen, la relation entre la présidence, le gouvernement et l’Assemblée demeure déterminante pour la stabilité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ADI échoue à reprendre la présidence</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En soutenant Nito de Abreu, l’ADI espérait replacer l’élection présidentielle sous son contrôle après la rupture avec Carlos Vila Nova. Le candidat arrive à plus de quatorze points du président sortant, mais son score supérieur à 41 % confirme que le parti conserve un socle électoral important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défaite constitue néanmoins un revers pour Patrice Trovoada. Elle montre que l’influence de l’ADI ne suffit plus, à elle seule, à déterminer l’issue d’un scrutin national et que l’électorat n’a pas automatiquement sanctionné le chef de l’État pour sa confrontation avec son ancienne famille politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carlos Vila Nova sort donc renforcé de cette bataille. Il a réussi à transformer une dissidence potentiellement risquée en démonstration d’autonomie électorale. Cette victoire ne met cependant pas fin aux fractures politiques apparues depuis 2025. Elle les déplace vers les prochaines élections législatives, régionales et locales, prévues en septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire nette dans un pays largement abstentionniste</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée du succès présidentiel doit également être mesurée à l’aune de la participation. Environ quatre électeurs inscrits sur dix ont pris part au scrutin, confirmant une abstention proche de 60 %. Les résultats provisoires avaient déjà établi celle-ci à 58,81 %.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carlos Vila Nova obtient ainsi une majorité confortable parmi les suffrages exprimés, mais sa victoire repose sur la mobilisation d’une fraction minoritaire du corps électoral. Cette faible participation traduit un défi plus large pour la démocratie santoméenne : la persistance d’une distance entre les institutions et une population confrontée au chômage, à l’émigration des jeunes et à la fragilité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">São Tomé-et-Príncipe demeure pourtant l’un des systèmes pluralistes les plus stables d’Afrique centrale. Depuis l’instauration du multipartisme en 1990, l’archipel a maintenu une tradition d’élections généralement pacifiques et compétitives, malgré plusieurs épisodes de tensions et des tentatives de déstabilisation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un second mandat placé sous l’exigence de résultats</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réélection offre à Carlos Vila Nova une victoire politique claire, mais elle ne suspend ni les contraintes économiques ni les rivalités institutionnelles. Le pays reste dépendant de productions comme le cacao, de l’aide extérieure et d’une économie insulaire exposée aux chocs internationaux. Les perspectives pétrolières longtemps espérées n’ont pas produit les transformations annoncées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président devra également composer avec une scène politique fragmentée et avec les conséquences de son divorce avec l’ADI. Sa capacité à gouverner dépendra moins de son score présidentiel que de son aptitude à reconstruire des alliances, à préserver l’équilibre des institutions et à répondre aux préoccupations sociales ayant dominé la campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carlos Vila Nova a remporté le droit de poursuivre son mandat sans passer par un second tour. Il lui reste désormais à démontrer que l’indépendance revendiquée face aux partis peut devenir une méthode de gouvernement, et non seulement une stratégie électorale victorieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources et références :</strong>&nbsp;Cour constitutionnelle de São Tomé-et-Príncipe ; Reuters ; APA News ; Africanews.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/sao-tome-et-principe-carlos-vila-nova-consolide-son-pouvoir-en-saffranchissant-de-son-ancien-camp/">São Tomé-et-Príncipe : Carlos Vila Nova consolide son pouvoir en s’affranchissant de son ancien camp</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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		<title>Comores : des accusations de paralysie de l’État ravivent les tensions au sein du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Comores]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Une vive controverse secoue la scène politique comorienne après les déclarations d’un ancien haut responsable de l’État affirmant que plusieurs ministres auraient dénoncé le fonctionnement de l’exécutif auprès du président Azali Assoumani. Si le gouvernement rejette catégoriquement ces accusations, l’affaire met en lumière les tensions qui entourent la gouvernance du pays et alimente le débat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/comores-des-accusations-de-paralysie-de-letat-ravivent-les-tensions-au-sein-du-pouvoir/">Comores : des accusations de paralysie de l’État ravivent les tensions au sein du pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une vive controverse secoue la scène politique comorienne après les déclarations d’un ancien haut responsable de l’État affirmant que plusieurs ministres auraient dénoncé le fonctionnement de l’exécutif auprès du président Azali Assoumani. Si le gouvernement rejette catégoriquement ces accusations, l’affaire met en lumière les tensions qui entourent la gouvernance du pays et alimente le débat sur les équilibres du pouvoir.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des accusations qui mettent l’exécutif sous pression</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine de cette séquence politique figure Mahmoud Salim Hafi, ancien ministre et ancien secrétaire général adjoint du gouvernement, aujourd’hui membre de la majorité présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs interventions publiques, il affirme que quatorze des quinze ministres auraient adressé une lettre confidentielle au président Azali Assoumani afin de dénoncer les blocages qui entraveraient l’action gouvernementale. Selon lui, ces difficultés seraient liées au rôle du secrétaire général du gouvernement, Nour El Fath Azali, fils du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions et relancé les spéculations sur l’existence de tensions au sein du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le gouvernement affiche un front uni</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette polémique, l’exécutif a choisi une riposte inhabituelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Treize ministres se sont présentés ensemble devant la presse afin de démentir les accusations de Mahmoud Salim Hafi et de défendre la cohésion du gouvernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l’Environnement, Abubakar Ben Mahmoud, a notamment mis au défi l’ancien responsable de rendre publique la lettre qu’il affirme détenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, les accusations portées contre le gouvernement relèvent de « mensonges » destinés à semer le doute au sein des institutions et à déstabiliser l’action de l’exécutif. Les autorités ont également indiqué qu’elles se réservaient la possibilité de saisir les instances compétentes si ces affirmations venaient à se poursuivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’opposition y voit le symptôme d’une crise plus profonde</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opposition livre une interprétation radicalement différente de cette séquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Daoudou Abdallah Mohamed, président du parti Orange, la réaction collective des ministres traduirait au contraire l’existence d’un malaise au sommet de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon lui, les déclarations de Mahmoud Salim Hafi exprimeraient publiquement des interrogations qui existeraient déjà au sein de la majorité présidentielle. L’opposant estime que le fonctionnement des institutions est marqué par une forte concentration du pouvoir, au point que les principales décisions seraient prises par un cercle restreint autour de la présidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une bataille de communication aux conséquences politiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des accusations elles-mêmes, cette affaire illustre la bataille de communication qui se joue actuellement entre les différents acteurs de la vie politique comorienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté, Mahmoud Salim Hafi maintient ses affirmations et soutient que les difficultés évoquées sont réelles. De l’autre, le gouvernement nie catégoriquement toute division interne et présente cette affaire comme une tentative de fragiliser les institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l’absence d’éléments permettant de confirmer l’existence de la lettre évoquée, les deux camps continuent de défendre des versions opposées des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette controverse intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de transparence et d’équilibre des pouvoirs occupent une place croissante dans le débat politique comorien, faisant de cette affaire un nouvel épisode des tensions qui traversent la vie publique de l’archipel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Sénégal : Bassirou Diomaye Faye lance « KIIRAAY », son nouveau parti pour structurer sa majorité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé son propre parti politique, « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains », ouvrant une nouvelle séquence dans la recomposition du paysage politique national. Cette formation doit servir de socle à la majorité présidentielle après la rupture avec Ousmane Sonko et préparer les prochaines échéances électorales. Un nouveau [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé son propre parti politique, « KIIRAAY – Les Patriotes Républicains », ouvrant une nouvelle séquence dans la recomposition du paysage politique national. Cette formation doit servir de socle à la majorité présidentielle après la rupture avec Ousmane Sonko et préparer les prochaines échéances électorales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nouveau chapitre pour la majorité présidentielle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à Dakar à l’occasion du congrès constitutif organisé au King Fahd Palace, les membres de la coalition « Diomaye Président » ont entériné sa transformation en un véritable parti politique. Baptisée&nbsp;<strong>« KIIRAAY – Les Patriotes Républicains »</strong>, la nouvelle formation a vocation à rassembler les partis, mouvements et personnalités qui soutiennent l’action du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se dotant de son propre appareil politique, Bassirou Diomaye Faye affirme sa volonté de consolider durablement sa majorité et de disposer d’une structure capable d’accompagner son projet de gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une promesse de refondation politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours de lancement, le président sénégalais a présenté la naissance de KIIRAAY comme un engagement envers les citoyens et un instrument destiné à accompagner la transformation du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette promesse que je viens de faire est une dette et je la tiens pour sacrée. Ce que ces années ont défait, il nous appartient de le réparer », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, appelant les Sénégalais à renouer avec « le chemin de la concorde » et à préserver l’héritage national pour les générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de bâtir une organisation politique fondée sur des valeurs plutôt que sur la seule conquête du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’éthique au cœur du projet</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président, KIIRAAY devra fonctionner sur des principes de responsabilité, d’intégrité et de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La maison KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, qui naît aujourd’hui, se donnera des règles avant de se donner des ambitions. Elle aura l’éthique pour fondation », a-t-il affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Diomaye Faye a également précisé que l’engagement au sein du parti devra être guidé par le service de l’intérêt général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On y entrera pour servir et jamais pour se servir. Les responsabilités y seront des devoirs et non des récompenses », a-t-il déclaré, avant de réaffirmer son attachement à l’indépendance de la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président a enfin fait de la transparence financière un pilier de la nouvelle formation, promettant une gestion claire des ressources et un financement conforme aux principes de bonne gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une recomposition politique désormais assumée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de KIIRAAY intervient dans un contexte de profondes évolutions de la scène politique sénégalaise, marqué par la séparation entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En constituant son propre parti, le chef de l’État franchit une étape décisive dans l’organisation de son camp politique. Cette nouvelle structure doit lui permettre de renforcer son assise nationale et de préparer les prochaines échéances électorales, notamment les élections locales prévues en 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la naissance d’un nouveau parti, ce lancement confirme la recomposition en cours de la majorité présidentielle et ouvre une nouvelle phase de la vie politique sénégalaise, où deux pôles issus d’une même dynamique politique cherchent désormais à affirmer leur identité et leur influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Sénégal : des cadres de Pastef rallient Bassirou Diomaye Faye, la recomposition politique s’accélère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Bassirou Diomaye Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Ousmane Sonko]]></category>
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		<category><![CDATA[recomposition politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À quelques heures&#160;&#160;du lancement officiel de son nouveau parti, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye enregistre les premiers ralliements de personnalités issues de Pastef. Ces défections illustrent l’accélération de la recomposition politique provoquée par la rupture avec son ancien allié Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale. Les premières défections fragilisent Pastef Le mouvement des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quelques heures&nbsp;&nbsp;du lancement officiel de son nouveau parti, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye enregistre les premiers ralliements de personnalités issues de Pastef. Ces défections illustrent l’accélération de la recomposition politique provoquée par la rupture avec son ancien allié Ousmane Sonko, désormais président de l’Assemblée nationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les premières défections fragilisent Pastef</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) traverse une nouvelle zone de turbulence. Plusieurs responsables de premier plan ont annoncé leur départ de la formation politique fondée par Ousmane Sonko pour rejoindre le camp du chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les figures les plus en vue figure le docteur El Hadji Mansour Diop, directeur général de l’hôpital Aristide Le Dantec. Dans une lettre ouverte, il justifie sa décision par ce qu’il décrit comme une « gestion clanique » de l’entourage d’Ousmane Sonko, dénonçant un fonctionnement devenu incompatible avec ses convictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement touche également la Jeunesse patriote sénégalaise. Des responsables nationaux, dont Bakary Bass Sakho et Ousmane Sonko Jr, jusque-là vice-coordonnateur national de cette structure, ont eux aussi quitté Pastef pour afficher leur soutien au président Bassirou Diomaye Faye.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un soutien grandissant autour du chef de l’État</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des démissions formelles, plusieurs cadres du parti affichent désormais ouvertement leur proximité avec le président de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est notamment le cas de Lansana Gagny Sakho, président du conseil d’administration de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix). Sans annoncer son départ de Pastef, il a publiquement manifesté son soutien au chef de l’État, signe que les lignes continuent d’évoluer au sein de l’ancienne majorité présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces repositionnements interviennent dans un contexte où Bassirou Diomaye Faye cherche à structurer sa propre base politique après son divorce avec Ousmane Sonko.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La naissance d’un nouveau parti</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournant est attendu ce 25 juillet à Dakar, où le président sénégalais présidera l’assemblée générale constitutive de sa nouvelle formation politique au King Fahd Palace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, Bassirou Diomaye Faye doit dévoiler le nom officiel du parti qui portera désormais son projet politique. Cette étape marque la formalisation d’une séparation devenue irréversible entre les deux hommes qui avaient conduit ensemble l’alternance politique de 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de cette nouvelle formation doit permettre au chef de l’État de disposer d’un appareil politique autonome, distinct de celui dirigé par Ousmane Sonko.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pastef tente de contenir la crise</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces départs successifs, les responsables de Pastef s’efforcent de relativiser leur portée. Le parti affirme que ces démissions ne remettent pas en cause son implantation nationale et poursuit une vaste campagne d’adhésion destinée à renforcer ses structures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est d’atteindre le seuil d’un million de membres, afin de démontrer que la formation conserve une solide capacité de mobilisation malgré les recompositions en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un nouvel équilibre politique en construction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ouvre une nouvelle séquence politique au Sénégal. Après avoir incarné ensemble le changement, les deux dirigeants s’engagent désormais dans des trajectoires distinctes, chacune cherchant à fédérer ses propres soutiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers ralliements enregistrés au profit du chef de l’État pourraient annoncer d’autres mouvements dans les semaines à venir. L’émergence de son nouveau parti constituera un premier test de sa capacité à transformer son statut institutionnel en véritable force politique, tandis que Pastef devra démontrer qu’il peut conserver son influence malgré le départ de plusieurs de ses cadres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Burkina Faso : sous pression, le capitaine Traoré verrouille le pouvoir et balaye les rumeurs de dissidence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[BURKINA FASO]]></category>
		<category><![CDATA[dissidence militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[Ouahigouya]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Face à l’absence prolongée de plusieurs figures clés de la junte et à la montée des spéculations sur d’éventuelles fractures internes, le chef de la transition burkinabè a publiquement réaffirmé son autorité exclusive. Une démonstration de force qui traduit une reprise en main sans concession de l’appareil d’État. « Il n’y a pas deux capitaines [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/burkina-faso-sous-pression-le-capitaine-traore-verrouille-le-pouvoir-et-balaye-les-rumeurs-de-dissidence/">Burkina Faso : sous pression, le capitaine Traoré verrouille le pouvoir et balaye les rumeurs de dissidence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 3</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face à l’absence prolongée de plusieurs figures clés de la junte et à la montée des spéculations sur d’éventuelles fractures internes, le chef de la transition burkinabè a publiquement réaffirmé son autorité exclusive. Une démonstration de force qui traduit une reprise en main sans concession de l’appareil d’État.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. »</strong>&nbsp;La métaphore se veut catégorique. Réagissant aux bruits d’insubordination et d’éviscération au sommet de la hiérarchie militaire, le capitaine Ibrahim Traoré a tenu à clarifier la chaîne de commandement. En déplacement le jeudi 16 juillet devant les forces vives de Ouahigouya, dans le nord du pays, le chef du régime d’exception s’est appliqué à balayer l’hypothèse de rivalités au sein de son premier cercle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au pouvoir depuis le coup d’État de septembre 2022, le jeune officier de 38 ans façonne la gouvernance burkinabè avec une poigne de fer. Engagé dans un alignement géopolitique strict avec ses voisins malien et nigérien au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), le régime fait face à une double contrainte : l’intensification des attaques terroristes sur le territoire et une vigilance accrue à l’égard de toute dissidence interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« J’ai entendu beaucoup de bruits ces derniers temps… C’est vous encore qui allez suivre les pages de ces apatrides et qui croyez à leurs récits au point de vous affoler »</strong>, a martelé le président de la transition face aux notables et acteurs locaux à Ouahigouya.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’ombre d’une purge au sommet de la sécurité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce discours de fermeté, les interrogations persistent à Ouagadougou. Depuis plusieurs semaines, la disparition des radars médiatiques de hauts dirigeants sécuritaires — jusqu’alors considérés comme des piliers du dispositif Traoré — alimente la thèse de frictions internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas le plus emblématique demeure celui du commandant Oumarou Yabré. À la tête de l’Agence nationale de renseignement (ANR) et du Conseil national de sécurité d’État, cet officier influent faisait figure de numéro deux virtuel du régime. Or, M. Yabré n’a effectué aucune apparition publique depuis la fin du mois de mai. Si des tensions entre les deux hommes avaient déjà été minimisées par le passé, son effacement actuel apparaît plus profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des sources sécuritaires concordantes, le commandant Yabré n’occupe plus ses bureaux administratifs et sa garde rapprochée a été drastiquement réduite. Son absence a été remarquée lors des cérémonies institutionnelles majeures, notamment lors de la récente remise de galons de général au palais présidentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs collaborateurs ou personnalités associées au commandant font également l’objet d’interpellations ou de disparitions signalées. Parmi elles figure l’imam prédicateur Ishaq Kindo, critique d’un projet de réglementation des libertés religieuses, dont la détention informelle a été publiquement assumée et justifiée par le capitaine Traoré lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Restructurations institutionnelles et limogeages en série</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réorganisation en profondeur s’étend à l’administration civile et économique. Récemment, Wendpanga Aimé Nongkouni a été démis de ses fonctions à la direction de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (Sonabhy), tandis que Mathias Sosthène Sanou, conseiller spécial chargé de la jeunesse, a été relevé de ses attributions par décret présidentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre défection remarquée : celle du capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, figure médiatique du mouvement du 30 septembre 2022 et numéro trois pressenti du régime. Commandant du Bataillon d’intervention rapide n°4 (BIR 4) et porte-parole du Korag — l’organe stratégique d’orientation du pouvoir —, cet officier s’était illustré par ses campagnes anticorruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disparu de la scène publique depuis la mi-mai, son intérim est désormais assuré par son adjoint, tandis que des sources locales évoquent son arrestation, couplée à celle de son père, l’ancien ministre Adama Luc Sorgho.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exercice d’un pouvoir personnel sans partage</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette série d’évictions et de mises à l’écart, Ibrahim Traoré entend adresser un signal d’intolérance absolue à toute forme de contestation ou d’autonomie au sein des forces armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Tous ceux qui travaillent avec moi connaissent ma ligne de conduite. Si quelqu’un dévie, je le materai sans état d’âme. Il n’y a pas d’hommes forts à mes côtés »</strong>, a averti le président de la transition à Ouahigouya.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En niant l’existence même de dauphins ou d’adjoints d’influence — « il n’y a ni numéro un, ni numéro deux » —, le capitaine réaffirme le caractère centralisé de son exercice du pouvoir, dans un contexte national et régional extrêmement instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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