Lors de la 79eme Assemblée générale de l’ONU, les dirigeants africains ont plaidé leur cause face aux dégâts de la nature, ce qui a un impact sur l’avancée du paludisme. Le 24 Septembre 2024, les représentants permanents de l’Afrique auprès des Nations Unies ont fermement plaidé pour l’établissement d’un flux de financement spécifique pour « Financement pour l’Éradication des Maladies » dans les prochaines négociations de reconstitution de l’AID21 de la Banque mondiale.
L’Association Internationale de Développement AID (IDA21) vise à aider les États à atteindre leurs objectifs de développement. A l’occasion de l’Assemblée générale, le comité directeur de l’Alliance des Dirigeants Africains contre le Paludisme (ALMA) a souligné le besoin d’une augmentation du soutien financier pour maintenir et développer les efforts d’élimination des maladies. Pour cela, une allocation de 5milliards de dollars de financement dédié à l’élimination des maladies dans l’IDA21, axé spécifiquement sur l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN), du paludisme et d’autres maladies a été plaidée par les gouvernements des pays composant l’ALMA.
Cet appel survient au moment où le continent africain est en proie à une tempête menaçant de perturber les années de progrès dans la lutte contre le paludisme.
Une récente recherche d’Oxford economics a révélé que l’élimination du paludisme d’ici 2030 stimulera les économies africaines de plus de 127 milliards de dollars. « La reconstitution de l’IDA21 de la Banque mondiale offre une occasion unique de protéger notre population et d’avancer nos objectifs de santé, c’est pourquoi sécuriser ce financement est essentiel » a noté Son Excellence l’Ambassadeur Samba Sane, Président du conseil d’administration de l’ALMA et Représentant permanent de la République de Guinée-Bissau auprès des Nations Unies.
Depuis 2002, le Fonds mondial a décaissé plus de 22 milliards de dollars US à l’appui de services essentiels de prévention et de traitement du VIH, de la tuberculose, du paludisme et du renforcement des systèmes de santé et communautaires dans des régions ou des pays touchés par des flambées épidémiques, des catastrophes naturelles, des conflits armés, des troubles civils, une gouvernance fragile, des crises liées au changement climatique ou des déplacements massifs de population.
La Rédaction

