Au Japon plusieurs incidents ont été relevés au cours desquels les personnes avaient du mal à résilier des abonnements après le décès d’un proche ou à régler ses dépenses courantes, parce qu’ils ne connaissaient pas son nom d’utilisateur ou ses mots de passe. Il s’agit de la question de l’héritage numérique. Pour répondre à ce besoin, l’Agence de consommation japonaise (NCAC) a publié mercredi des conseils pour planifier sa « fin de vie numérique »
Afin de faciliter la gestion des comptes en ligne après le décès et alléger la charge émotionnelle et administrative des proches, l’Agence de consommation japonaise (NCAC) recommande désormais aux citoyens d’inclure leurs identifiants et mots de passe dans leurs testaments. Pour se faire, il faut faire l’inventaire de tous ses comptes en ligne, centraliser les identifiants en utilisant un gestionnaire de mot de passe sécurisé pour stocker toutes les informations d’accès et ensuite designer un héritier numérique, une personne de confiance qui pourra accéder aux données en cas de besoin.
Les entreprises comme Meta propose déjà par exemple cette fonctionnalité avec « un contact légataire » qui pourra gérer le compte de quelqu’un après sa mort. Les héritiers aussi peuvent créer « une page hommage » pour se recueillir à titre posthume sur le compte du défunt. Google propose également depuis 2013 de supprimer les données personnelles après une période d’inactivité.
Cette gestion de la mort numérique est même devenue un vrai busines avec beaucoup d’entreprises qui proposent de payer pour stoker et protéger les données en cas de décès. Mais dans tous les cas, les plateformes ne peuvent pas prendre elles-mêmes l’initiative de supprimer un compte après un décès. Ce sont les proches qui doivent le signaler via des formulaires pour chaque réseau, ils sont ensuite libre de continuer d’alimenter la page ou non en respectant d’éventuelles demandes du défunt.
La Rédaction
Numérique. Programmer son héritage posthume
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