Un condiment… né comme remède
Au début du XIXᵉ siècle, aux États-Unis, le ketchup n’était pas encore la sauce sucrée et épaisse que l’on connaît aujourd’hui. À cette époque, certaines préparations à base de tomate étaient surtout perçues comme des produits aux vertus médicinales, censés agir sur divers troubles du quotidien.
Un médecin convaincu des vertus de la tomate
Dans les années 1830, le Dr John Cook Bennett, médecin et responsable académique dans l’Ohio, soutient l’idée que la tomate pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé. Il affirme notamment que des préparations à base de ketchup pourraient aider à traiter des troubles comme l’indigestion, la diarrhée, la jaunisse ou encore certaines douleurs articulaires.
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Des “pilules de tomate” commercialisées
Dans cette logique, des versions concentrées de tomate sont même transformées en comprimés et vendues comme remèdes. Ces produits, présentés comme des solutions médicales accessibles, circulent à travers les États-Unis à une époque où la réglementation pharmaceutique est encore très limitée.
Du remède miracle à la sauce populaire
Progressivement, ces usages médicinaux déclinent au fil du XIXᵉ siècle. Le ketchup perd son statut de remède pour devenir un simple condiment alimentaire, transformé et sucré, jusqu’à devenir l’accompagnement universel que l’on retrouve aujourd’hui sur les tables du monde entier.
Quand la médecine et l’alimentation se confondaient
Cette histoire illustre une époque où la frontière entre alimentation et médecine était encore floue. Le ketchup, aujourd’hui banal, rappelle ainsi qu’un produit du quotidien peut parfois avoir eu une tout autre vocation dans le passé.
La Rédaction

