Depuis ce mercredi 9 avril, les États-Unis appliquent officiellement leur nouvelle salve tarifaire sur les importations en provenance de près de 60 pays. Une vague sans précédent de surtaxes douanières qui redistribue brutalement les cartes du commerce mondial. Et dans cette course à la pénalisation, la Chine décroche sans surprise la première place, avec des droits atteignant 104 % sur certains produits.
Une attaque tarifaire généralisée
Washington frappe fort : équipements industriels, produits électroniques, biens de consommation… Aucun secteur ou presque n’échappe à cette offensive tarifaire d’ampleur. Sous couvert de rétablir une soi-disant « équité » commerciale, Donald Trump cible à la fois ses rivaux stratégiques et ses alliés économiques, de la France à la Corée du Sud, en passant par le Brésil. La Chine, quant à elle, se voit littéralement matraquée, avec des droits prohibitifs sur une large gamme de marchandises.
L’Europe entre prudence et agacement
Face à cette escalade, l’Union européenne s’apprête à riposter. Ce même 9 avril, les Vingt-Sept doivent approuver une hausse tarifaire de 25 % sur plusieurs produits américains emblématiques : jus d’orange, soja, motos ou encore maquillage. Une contre-mesure ciblée, mais calibrée pour éviter l’effet boomerang. Bruxelles reste divisée sur la ligne à adopter face à Washington, entre fermeté nécessaire et crainte d’une récession importée.
Marchés fébriles, tensions durables
Les marchés financiers asiatiques ont aussitôt accusé le coup : Tokyo, Shanghai et Hong Kong ont ouvert en net repli, redoutant les répercussions de cette guerre commerciale relancée. Le spectre d’une fragmentation des échanges mondiaux revient hanter les investisseurs, d’autant que les négociations commerciales, promises par Trump avec certains pays « amis », tardent à se concrétiser.
Les surtaxes américaines sont désormais une réalité. En les déclenchant d’un seul geste contre plusieurs dizaines de pays, Donald Trump rebat les règles du jeu international à son avantage. Mais à force de multiplier les cibles, il pourrait bien se retrouver au centre d’un front commercial élargi, où la Chine, loin d’être la seule sanctionnée, n’est que la figure de proue d’un bras de fer global.
La Rédaction

