Au Niger, l’eau et l’assainissement restent des enjeux cruciaux. Dans les villes de Zinder et Mirriah, plus de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable, et moins de 6 % disposent d’installations sanitaires de base. Face à ce défi structurel, la Banque africaine de développement (BAD) intervient avec un financement de 165,5 millions de dollars, destiné à transformer durablement l’accès à l’eau et aux infrastructures sanitaires.
La crise structurelle de l’eau et de l’assainissement
Le Niger fait face à une situation alarmante : le manque d’infrastructures, l’entretien insuffisant des réseaux existants et la croissance démographique rapide aggravent le stress sur les ressources en eau. La pratique de la défécation à l’air libre touche encore plus de 76 % de certaines communautés, exposant des milliers de personnes aux maladies hydriques et compromettant la santé, l’éducation et le développement économique.
Cette situation révèle un problème structurel profond : le défi ne se limite pas à construire de nouveaux puits, il implique de mettre en place des systèmes durables, de renforcer les capacités locales et de garantir la maintenance continue des infrastructures.
Le rôle stratégique de la BAD
Pour répondre à cette crise, la BAD a approuvé un financement de 165,5 millions de dollars pour le Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable, de l’assainissement et de l’amélioration de la résilience dans les villes de Zinder, Mirriah et leurs villages environnants.
Le projet vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et aux infrastructures sanitaires pour plus d’un million de personnes, tout en intégrant des mesures pour renforcer la résilience face au changement climatique. La formation des équipes locales et le suivi technique garantiront la pérennité et la durabilité des installations.
Le Niger fait face à une crise structurelle profonde de l’eau et de l’assainissement. Avec ce financement massif, la BAD ne se contente pas d’apporter des ressources financières : elle ouvre la voie à un changement durable, améliorant la santé, l’éducation et le développement économique des populations de Zinder et Mirriah, et offrant une perspective de résilience à long terme.
La Rédaction

