À l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril, un mouvement se distingue particulièrement au Gabon : le ‘‘Rassemblement des bâtisseurs’’ (RDB). Ce collectif, qui soutient la candidature du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, attire de plus en plus de personnalités politiques, d’organisations de la société civile et de citoyens déterminés à poursuivre les réformes entamées depuis la prise du pouvoir en août 2023.
Marc Ona Essangui, Coordinateur du RDB, précise que le mouvement, bien qu’il ne soit pas un parti politique traditionnel, s’engage pleinement à soutenir la candidature d’Oligui Nguema. « Le Rassemblement des bâtisseurs est avant tout un moyen de porter la candidature de Brice Clotaire Oligui Nguema », affirme-t-il, soulignant que cette démarche transcende les partis classiques pour se concentrer sur la vision politique de l’actuel président de la transition.
Le RDB, qui se veut une plateforme de mobilisation populaire, cherche à toucher chaque Gabonais, en particulier les jeunes, pour qu’ils deviennent des ambassadeurs du mouvement. Thierry Akendengue, membre engagé, explique que l’adhésion à ce mouvement est avant tout une adhésion à une vision : celle d’un Gabon reconstruit grâce à des politiques publiques novatrices et des infrastructures durables.
Les résultats obtenus sous la transition ont renforcé cette dynamique. « En seulement 18 mois, des réalisations concrètes ont vu le jour, des progrès que nous n’aurions pas imaginés auparavant », explique Nicaise Moulombi, autre membre influent du RDB. Pour lui, ces avancées justifient l’idée que les Gabonais doivent accorder leur soutien à Oligui Nguema pour un second mandat.
Mais ces ralliements suscitent aussi des interrogations. Modeste Abagha, analyste politique, note que derrière cet enthousiasme, se cache une stratégie politique de positionnement. « Ce n’est pas uniquement une adhésion idéologique, mais une façon pour certains acteurs de se garantir des avantages et des positions influentes pour l’avenir », souligne-t-il.
L’élection présidentielle du 12 avril s’annonce donc comme une compétition ouverte, avec une diversité de candidats. Cependant, une particularité marque cette élection : aucun des candidats ne représente un parti politique majeur, une situation inédite depuis l’introduction du multipartisme au Gabon. La présidentielle pourrait ainsi redéfinir les règles du jeu politique dans le pays.
La Rédaction

