Le bilan des victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le Niger depuis le mois de mai, début de la saison pluvieuse, sur l’ensemble du territoire national est désormais estimé à 129 morts, 126 blessés et 219 755 personnes sinistrées. Ce bilan est en perpétuelle hausse depuis des semaines tandis que les services météorologiques annoncent le pire pour les jours à venir à Niamey et dans les environs.
Ce dernier bilan a été présenté vendredi 16 août par la direction de la Préparation de l’alerte et de la gestion des catastrophes de la Protection civile à Niamey. La plupart des personnes décédées ont été tuées dans l’effondrement de leurs habitations construites à base d’argile, ou des suites de noyades. En plus des individus, plus de 16 000 têtes de bétail ont aussi perdu la vie. Ce bilan alarmant n’est pas malheureusement le bilan définitif si l’on en croit l’alerte lancée ce dimanche 18 août vers 16 heures, par le Directeur Général des Ressources en Eau du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Abdou Moumouni MOUSSA.
On apprend dans cette note que la côte du fleuve Niger à Niamey a atteint 600 cm au-dessus du zéro de l’échelle soit une hausse de 3 cm depuis le matin de ce même 18 août vers 12 h où elle était à 597 cm. « Nous sommes à 20 cm du franchissement de la cote d’alerte rouge qui est de 620 cm. Si cette tendance à la hausse se maintient, elle pourrait être atteinte dans les prochaines 24 à 48 h surtout en cas de pluie sur les bassins des affluents de la rive droite (Sirba, Gorouol, Dargol) qui sont les principaux apports de cette crue locale à Niamey ». Peut-on lire dans la note qui a largement circulé sur les réseaux sociaux.
La situation est donc alarmante et le franchissement de cette côte exposerait les riverains à un risque important d’inondation malgré le rehaussement de la digue de protection. Des points de rupture seraient à craindre et les populations vivant dans le lit majeur du fleuve sont invitées à prendre les dispositions pour ne pas être surprises par les eaux. Le mieux pour ces derniers serait donc d’évacuer dès à présent les zones placées susceptibles d’être envahies dans les prochaines heures par les eaux.
La Rédaction

