L’athlétisme africain se prépare à marquer de son empreinte les Championnats du monde en salle de Nanjing 2025, un événement qui se déroulera du 21 au 23 mars en Chine. Si le Kenya et l’Éthiopie continuent de dominer les courses de fond et de demi-fond, d’autres nations africaines, bien que souvent sous-estimées, montrent des signes de puissance grandissante dans diverses disciplines. Ces deux géants, connus pour leur tradition d’excellence en athlétisme, sont déjà les favoris, mais l’Afrique entière a des athlètes prêts à défier l’ordre établi.
L’Éthiopie et le Kenya en tête de liste
L’Éthiopie et le Kenya, incontestés dans les courses de fond, aligne des athlètes dont les performances passées ne sont plus à prouver. Du côté éthiopien, Tsige Duguma, championne du monde en salle sur 800 m, et Freweyni Hailu, championne du 1500 m, portent les ambitions du pays. Ces athlètes, déjà titrées sur la scène mondiale, viennent compléter une équipe qui inclut également Gudaf Tsegay, la championne du monde du 10 000 m, et Samuel Tefera, double champion du monde du 1500 m en salle. L’Éthiopie bénéficie aussi de wild cards, permettant à d’autres talents de se glisser dans la compétition.
Le Kenya, quant à lui, envoie une équipe de dix athlètes, avec des talents comme Noah Kibet, médaille d’argent du 800 m en 2022, et Vivian Chebet, qui a brillé lors des précédents Championnats. Le pays peut également compter sur Susan Lokayo Ejore, détentrice du record national du 1000 m en salle, pour défendre ses couleurs. Ces athlètes, déjà bien établis, font du Kenya une nation à surveiller de près pour cette édition 2025.
L’Afrique, un potentiel au-delà du Kenya et de l’Éthiopie
Si l’Éthiopie et le Kenya semblent dominer les épreuves de fond, l’athlétisme africain est loin de se limiter à ces deux nations. L’Afrique du Sud, avec ses athlètes comme Akani Simbine, spécialiste du 100 m, et Wayde van Niekerk, recordman du monde du 400 m, reste une grande puissance en sprint. Le pays fait régulièrement une forte impression sur les podiums internationaux et pourrait bien être un outsider redoutable dans la compétition de Nanjing.
Le Nigeria, lui aussi, continue de produire des sprinteurs de haut niveau comme Blessing Okagbare et Divine Oduduru. Le pays est réputé pour sa capacité à performer dans les courses rapides et les relais, et ses athlètes seront sans aucun doute un enjeu majeur à Nanjing.
Le Maroc, quant à lui, excelle dans les courses de fond et les disciplines de demi-fond. Avec des figures comme Soufiane El Bakkali, champion du monde du 3000 m steeple, le pays continuera à jouer un rôle clé dans la compétition. La tradition marocaine en matière d’athlétisme est forte, et les athlètes marocains sont souvent parmi les meilleurs dans les compétitions mondiales.
Enfin, des pays comme le Sénégal, avec ses athlètes émergents en sprint et en saut, continuent de nourrir des espoirs pour l’avenir de l’athlétisme africain. Bien que plus jeunes sur la scène internationale, leurs performances à Nanjing pourraient annoncer un avenir brillant pour cette nation.
Une Afrique prête à briller à Nanjing 2025
Les Championnats du monde en salle de Nanjing 2025 s’annoncent comme un moment crucial pour l’athlétisme africain. Si le Kenya et l’Éthiopie continuent de dominer dans les courses de fond, d’autres nations africaines, chacune avec ses propres talents et spécificités, préparent un affrontement qui pourrait bien bousculer l’ordre établi. De l’Afrique du Sud au Maroc, en passant par le Nigeria et le Sénégal, le continent africain sera bien représenté, et ses athlètes feront tout pour prouver que l’athlétisme est leur domaine de prédilection.
Les yeux seront rivés sur Nanjing, où les athlètes africains, portés par la passion et l’héritage de leurs nations, tenteront de décrocher les médailles et de faire briller l’Afrique sous les projecteurs mondiaux.
La Rédaction

