Entre 2020 et 2025, Human Rights Watch révèle des violations graves contre les migrants en Mauritanie, incluant torture, détention arbitraire et expulsions massives.Entre 2020 et début 2025, les forces de sécurité mauritaniennes ont commis des abus généralisés contre les migrants et demandeurs d’asile, principalement originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, selon Human Rights Watch (HRW). Les pratiques dénoncées comprennent la torture, le viol, la détention arbitraire, des conditions inhumaines et des expulsions massives.Le rapport de 142 pages, « Ils m’ont accusé d’essayer d’aller en Europe », met en lumière le rôle de la police, de la gendarmerie, de la marine et de la garde côtière, surtout lors d’opérations aux frontières. HRW indique que la coopération migratoire avec l’Union européenne et l’Espagne a aggravé la situation. Des dizaines de milliers de migrants ont été expulsés vers des zones frontalières dangereuses sans accès à des procédures légales équitables. Les centres de détention étaient surpeuplés et insalubres, certains enfants y étant détenus avec des adultes non apparentés.La Mauritanie réfute ces allégations et met en avant des réformes récentes : l’interdiction des expulsions collectives et l’instauration de nouvelles procédures en mai 2025 pour améliorer la protection des migrants.
La Rédaction

