Rabat — Dans un contexte régional en mutation et à la suite de la récente résolution 2797 du Conseil de sécurité, le Maroc engage une nouvelle phase de réflexion sur son initiative d’autonomie concernant le Sahara occidental. Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, le Cabinet royal a réuni les principaux acteurs politiques du pays pour ouvrir une concertation nationale d’envergure autour de la mise à jour de ce projet stratégique.
Cette démarche, voulue par le Souverain, traduit une volonté claire : adapter la proposition marocaine aux réalités actuelles, tout en réaffirmant la souveraineté du Royaume et la pertinence de sa vision pour une solution durable, réaliste et inclusive.
Une concertation au cœur du modèle de gouvernance royal
Le processus engagé s’articule autour des piliers qui caractérisent la méthode de gouvernance du Roi Mohammed VI : écoute, concertation et participation. Les conseillers du Souverain — Taib Fassi Fihri, Omar Azziman et Fouad Ali El Himma — ont ainsi convié les chefs des partis politiques représentés au Parlement, aux côtés du ministre de l’Intérieur et du ministre des Affaires étrangères, pour échanger sur les contours d’une autonomie actualisée.
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Selon le communiqué du Cabinet royal, il s’agit de préciser le contenu du projet d’autonomie dans le cadre de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Maroc. Les formations politiques sont invitées à soumettre leurs mémorandums et contributions afin d’enrichir le texte de référence avant sa finalisation.
Un consensus politique renouvelé autour du Sahara marocain
Les responsables politiques ont unanimement salué cette initiative de consultation nationale, soulignant qu’elle consolide l’unité intérieure autour de la marocanité du Sahara. Ils ont également réaffirmé leur adhésion à la ligne tracée par le Roi Mohammed VI, considéré comme le garant de la cohérence nationale et de la défense des intérêts stratégiques du Royaume.
En plaçant la question du Sahara au cœur d’un dialogue national ouvert, le Souverain confirme sa stratégie : transformer un enjeu territorial en moteur d’unité, de stabilité et de développement régional. Cette approche proactive renforce également la position du Maroc sur la scène internationale, comme acteur de paix et de solutions durables.
La relance de l’initiative d’autonomie apparaît ainsi non seulement comme une réponse politique, mais aussi comme un signal diplomatique fort : celui d’un Maroc confiant dans sa légitimité, cohérent dans sa vision et résolu à construire l’avenir du Sahara dans le cadre de sa souveraineté nationale.
La Rédaction

