Au nord du Maroc, la montée rapide des eaux du barrage d’Oued Al-Makhazine suscite une vigilance renforcée des autorités. Alimenté par le bassin du Loukkos, l’ouvrage enregistre une hausse sensible de son niveau après une succession d’épisodes pluvieux marqués, faisant planer un risque d’inondation sur plusieurs localités riveraines.
Dans la province de Larache, la situation météorologique reste instable. Les précipitations continues ont entraîné un afflux important d’eau vers le barrage, mettant sous pression les infrastructures hydrauliques et les zones basses environnantes. Les services techniques suivent de près l’évolution des volumes stockés afin d’anticiper tout débordement ou lâcher contrôlé susceptible d’affecter les populations.
La ville de Ksar El Kebir figure parmi les secteurs les plus exposés. Les pluies abondantes y ont provoqué une élévation du niveau des cours d’eau, perturbant la circulation et rendant certains axes impraticables. Des quartiers entiers ont été placés sous surveillance, tandis que les autorités locales ont procédé à l’évacuation préventive de familles installées dans les zones jugées à haut risque.
Dans les campagnes avoisinantes, plusieurs pistes rurales sont devenues difficilement accessibles. Pour maintenir l’approvisionnement, les services d’urgence ont mis en place des opérations logistiques, parfois par voie aérienne, afin d’acheminer des vivres et des produits de première nécessité aux habitants isolés. Parallèlement, des équipes d’évaluation inspectent digues, ponts et habitations pour limiter les impacts matériels et humains.
Face à cette situation, les riverains sont appelés à la prudence et à respecter les consignes de sécurité. La montée des eaux autour du barrage d’Oued Al-Makhazine rappelle la vulnérabilité de certaines régions marocaines face aux aléas climatiques, dans un contexte où la gestion des ressources hydriques doit conjuguer stockage, prévention et protection des populations.
La Rédaction

