Après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre pour ses critiques envers les autorités de transition à Bamako, Choguel Maïga ne semble pas prêt à tourner la page de la politique. L’ancien chef de la Primature compte rebondir en s’appuyant sur deux piliers majeurs : son parti, le Mouvement patriotique pour le Renouveau (MPR), et une partie du M5, le mouvement qui avait été déterminant dans sa nomination en 2021.
Sa feuille de route pour revenir sur le devant de la scène s’articule autour de plusieurs axes, notamment un soutien constant à l’armée nationale, tout en cherchant à fédérer des soutiens politiques autour de sa personne. Bien que son action à la tête du gouvernement ait suscité une large désapprobation dans les milieux politiques, ses proches avancent qu’il a souvent été mal compris. Ils estiment qu’il consacrera désormais du temps à clarifier ses positions et à rallier les sceptiques.
Concernant ses relations avec la junte, Choguel Maïga opte pour une approche mesurée. Il ne s’érigera pas en opposant systématique, mais avertit qu’il ne restera pas silencieux face à d’éventuelles attaques, évoquant les dossiers sensibles qu’il conserve.
Quant à l’hypothèse d’une candidature à la présidence, certains de ses anciens collaborateurs ne cachent pas leur ambition de le voir briguer la magistrature suprême. “Chaque homme politique rêve de diriger son pays”, confie l’un d’eux, ajoutant que même en cas de candidature du général Assimi Goïta, ils encourageraient Choguel Maïga à se lancer dans la course.
La Rédaction

