À l’issue du 39ᵉ sommet des chefs d’État de l’Union africaine, tenu à Addis-Abeba, les dirigeants du continent ont adopté une décision historique : reconnaître officiellement la colonisation comme un crime contre l’humanité. Une étape symbolique et politique majeure, qui marque une nouvelle reconnaissance des souffrances infligées par les puissances coloniales.
« La conférence reconnaît la colonisation comme un crime contre l’humanité. C’est très important », a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine et diplomate djiboutien, soulignant la portée historique de cette résolution pour le continent africain.
Cette décision s’inscrit dans la continuité des initiatives africaines visant à rappeler les atrocités du colonialisme. Parmi elles, la conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique, organisée à Alger les 30 novembre et 1er décembre 2025, avait posé les jalons intellectuels et diplomatiques de cette reconnaissance.
Dans la foulée, le président Nana Akufo-Addo, du Ghana, a annoncé que son pays déposera en mars prochain une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies pour faire reconnaître la traite des esclaves africains comme « le plus grave crime contre l’humanité », ouvrant la voie à une démarche internationale de justice mémorielle.
Cette reconnaissance par l’Union africaine dépasse le symbolique : elle constitue un point d’appui pour les pays africains dans leurs démarches diplomatiques et historiques, et renforce la voix du continent dans les discussions internationales sur les réparations, la mémoire et la justice.
La Rédaction

