Les communes du Grand Lomé ont engagé des opérations de maintenance préventive et corrective des ouvrages de drainage urbain, portant principalement sur le curage des caniveaux et des collecteurs secondaires. Ces interventions s’inscrivent dans une logique de rétablissement des capacités hydrauliques du réseau d’évacuation des eaux pluviales en début de cycle hydrologique saisonnier.
État fonctionnel du réseau d’assainissement
Les inspections techniques réalisées sur plusieurs axes de la capitale mettent en évidence une réduction de la section hydraulique utile des caniveaux. Cette situation est principalement imputable à l’accumulation de matières solides (sédiments, déchets plastiques et dépôts divers), entraînant une diminution des coefficients d’écoulement et des capacités de transit des ouvrages.
Cette dégradation fonctionnelle affecte de manière hétérogène les différentes communes, avec des niveaux de saturation plus élevés dans les zones à forte densité urbaine.
Dispositif opérationnel d’intervention
Les opérations de curage mobilisent des équipes techniques municipales appuyées par des moyens mécanisés (engins de levage, dispositifs de curage et camions d’évacuation). Les matériaux extraits sont acheminés vers des sites de dépôt agréés conformément aux procédures de gestion des déchets urbains.
L’objectif opérationnel est la restauration de la continuité hydraulique du réseau avant les épisodes de précipitations intenses.
Gouvernance et coordination institutionnelle
La mise en œuvre des interventions est coordonnée par le District autonome du Grand Lomé (DAGL), en collaboration avec les communes concernées, les services techniques spécialisés, l’Agence nationale de protection civile (ANPC) et l’ANASAP.
Ce cadre de gouvernance permet l’harmonisation des priorités d’intervention et la mutualisation des ressources techniques et logistiques à l’échelle métropolitaine.
Enjeux de performance hydraulique urbaine
Le maintien des performances du système de drainage constitue un enjeu de résilience urbaine, notamment en matière de gestion des risques d’inondation. L’amélioration de la capacité d’écoulement des ouvrages vise à réduire les points de débordement et à optimiser la réponse du réseau face aux épisodes pluviométriques de forte intensité.
La Rédaction

