Le gouvernement togolais accélère ses efforts pour moderniser la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) dans le cadre de son objectif d’électrification universelle d’ici 2030. Le 13 mars 2025, une mission de restructuration a été lancée par le ministre des Mines et de l’Énergie, Robert Messan Eklo, accompagné de son ministre délégué, Mawusi Kakatsi, pour entamer des transformations majeures au sein de l’entreprise publique.
Une refonte stratégique pour une performance optimisée
Les priorités affichées incluent l’assainissement des finances, l’optimisation de la gouvernance et la modernisation des méthodes de travail. Parmi les mesures phares figurent la digitalisation des services via un nouveau progiciel de gestion intégré (PGI), une gestion plus transparente des ressources, et une restructuration interne visant à éliminer les inefficacités.
Cette initiative s’inscrit dans un programme de réformes ambitieux touchant six sociétés d’État, identifiées comme nécessitant une réorganisation pour améliorer leur rentabilité et réduire leur impact sur les finances publiques. Pour la CEET, cela pourrait inclure une révision tarifaire prenant en compte les coûts réels de production, tout en préservant les ménages modestes grâce à des mécanismes d’accompagnement social.
Un défi technique et social de taille
L’enjeu est de taille : garantir un accès équitable à l’électricité sur l’ensemble du territoire tout en assurant la viabilité économique de la CEET. Les autorités misent sur une mobilisation collective des équipes pour atteindre cet objectif, dans un secteur clé pour le développement économique et social du Togo.
Cette restructuration intervient alors que le pays renforce ses investissements dans les énergies renouvelables, avec l’ambition de diversifier son mix énergétique et de réduire sa dépendance aux importations.
La Rédaction

