Porté par des investissements structurants et des solutions innovantes en milieu rural, le taux d’accès à l’eau potable a atteint 72 % en 2025, selon le ministre délégué Séna Alipui.
Une progression notable en cinq ans
Au Togo, l’accès à l’eau potable enregistre une amélioration significative. Le taux national est passé de 60 % en 2020 à 72 % en 2025, traduisant une dynamique soutenue des politiques publiques dans le secteur.
Cette progression est particulièrement marquée en milieu rural, où le taux de desserte atteint désormais 77 %, un niveau qui reflète les efforts déployés pour réduire les inégalités territoriales en matière d’accès aux services essentiels.
Des investissements ciblés et des solutions adaptées
Ces résultats reposent sur une stratégie combinant infrastructures classiques et innovations techniques. Les autorités ont multiplié les réalisations d’ouvrages d’alimentation en eau potable, tout en modernisant les systèmes de production et de distribution dans les zones urbaines.
En parallèle, le déploiement de postes d’eau autonomes fonctionnant à l’énergie solaire a permis d’étendre l’accès dans des localités rurales parfois éloignées des réseaux conventionnels. Cette approche contribue à améliorer la disponibilité de l’eau tout en réduisant les contraintes énergétiques.
Un mécanisme financier pour inscrire les efforts dans la durée
Dans une logique de consolidation, le Togo a mis en place un Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau. Cet instrument vise à garantir un financement durable des actions liées à la mobilisation, à la protection et à la gestion des ressources hydriques.
Il s’inscrit également dans une perspective de résilience face aux effets des changements climatiques, qui exercent une pression croissante sur les ressources en eau.
L’eau, un enjeu de développement global
Pour les autorités, l’accès à l’eau dépasse la seule dimension technique. Il s’agit d’un levier central de développement, avec des implications directes sur la santé publique, les conditions de vie et l’équité sociale.
Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a ainsi rappelé que l’eau constitue une ressource essentielle au bien-être des populations et au développement économique.
Des fragilités encore présentes
Malgré ces avancées, des défis subsistent. Certaines zones restent confrontées à des situations de stress hydrique, révélant les limites des ressources disponibles face à une demande en constante évolution.
Pour y répondre, les pouvoirs publics misent sur une approche inclusive, intégrant les besoins des différentes régions et renforçant les capacités d’adaptation du secteur.
La Rédaction

