Un traitement semi-annuel pour réduire drastiquement la transmission dans les régions à haut risque
Le Kenya se prépare à déployer dès mars 2026 le lenacapavir, un traitement innovant à action prolongée destiné à prévenir le VIH dans 15 zones ciblées du pays. Ce lancement s’inscrit dans une stratégie ambitieuse pour freiner la propagation du virus dans l’Afrique de l’Est, région particulièrement affectée par l’épidémie.
Un médicament longue durée pour renforcer la prévention
Le lenacapavir, administré seulement deux fois par an, agit comme antirétroviral à effet prolongé, empêchant la multiplication du virus sans stimuler le système immunitaire. Les essais ont montré que ce traitement réduit le risque de transmission de manière exceptionnelle, avec une efficacité évaluée à plus de 99 %.
Le Kenya a déjà réceptionné un premier lot de 21 000 doses, fourni par Gilead Sciences et soutenu par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, marquant le début de son introduction dans le pays.
Une initiative régionale et ciblée
Le Kenya fait partie des neuf pays africains sélectionnés en 2025 pour expérimenter ce traitement novateur. L’Afrique du Sud, l’Eswatini et la Zambie ont déjà entamé leur programme de déploiement depuis décembre dernier, illustrant un mouvement régional coordonné pour offrir aux populations à risque des solutions de prévention efficaces et durables.
Selon l’ONUSIDA, l’Afrique orientale et australe concentrerait plus de la moitié des 40,8 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, ce qui rend cette initiative stratégique pour la lutte continentale contre l’épidémie.
Des enjeux sanitaires amplifiés par la réduction des financements
Cette avancée intervient dans un contexte de réduction des aides internationales, notamment américaines, qui a fragilisé plusieurs programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida. Dans ce cadre, le lenacapavir représente un outil clé pour renforcer l’autonomie sanitaire et protéger les populations vulnérables, en combinant innovation médicale et accessibilité stratégique dans les zones prioritaires.
La Rédaction

