Les infrastructures hydrauliques vieillissantes et la criminalité menacent l’accès à l’eau potable
À Johannesburg, la crise de l’eau ne cesse de s’aggraver. Les réseaux publics, fragilisés par le vieillissement des canalisations, le vandalisme et la demande croissante, laissent des quartiers entiers sans eau potable pendant des semaines. Dans ce contexte, Pemmy Majodina, ministre sud-africaine de l’Eau et de l’Assainissement, appelle à la disparition des « mafias de l’eau » et à une réforme urgente du système d’approvisionnement.
Des réseaux au bord de l’effondrement
Les infrastructures hydrauliques de Johannesburg montrent des signes inquiétants de délabrement. Les fuites et sabotages réguliers compliquent la distribution, et les camions-citernes destinés aux interventions d’urgence ne suffisent plus à compenser les ruptures. La ministre Majodina a souligné que certaines personnes exploitent la situation pour des profits illégaux, aggravant les pénuries et fragilisant la population.
Des citoyens privés d’un droit fondamental
Dans plusieurs districts, les habitants doivent collecter l’eau dans des canalisations endommagées ou attendre des distributions temporaires. Cette situation crée colère et désarroi, et alimente un climat de tension sociale. Les familles craignent pour la santé de leurs enfants, et les entreprises locales subissent un ralentissement majeur, faute d’accès à l’eau indispensable.
Réformer pour sécuriser
Face à cette crise, le gouvernement envisage de repenser la sous-traitance des services de distribution d’eau d’urgence et de renforcer la surveillance des réseaux. Selon la ministre, il s’agit de garantir un accès fiable à l’eau, de protéger les infrastructures contre le vandalisme et de démanteler les réseaux illégaux qui perturbent le service. L’objectif est clair : faire disparaître les pratiques mafieuses qui menacent la ressource la plus vitale du pays.
Une urgence nationale
La crise de Johannesburg illustre un défi majeur pour l’Afrique du Sud : comment moderniser des réseaux vieillissants tout en sécurisant une ressource stratégique contre la corruption et les abus. Les experts insistent sur la nécessité d’une action coordonnée entre l’État, les autorités locales et les communautés pour que l’accès à l’eau redevienne un droit garanti pour tous.
La Rédaction

