Depuis le 15 septembre 2025, l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) organise à Ouagadougou un forum régional sur la gestion durable des ressources naturelles, qui se poursuit jusqu’au 17 septembre. Placé sous le thème « La synergie au service de la résilience socio-écologique du Sahel », cet événement rassemble des acteurs du Sahel pour échanger sur les stratégies visant à préserver l’eau, les sols et la biodiversité.Le forum a été ouvert par Bouraïma Kouanda, secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, représentant le ministre Roger Baro. Il a souligné les enjeux écologiques majeurs auxquels le Burkina Faso et la région sahélienne sont confrontés : désertification, appauvrissement des sols, variabilité climatique et disparition progressive de la biodiversité.Des initiatives concrètes pour la résilienceBouraïma Kouanda a rappelé les actions phares de la stratégie nationale de résilience :• L’heure patriotique pour reverdir le Faso• Une province, un bosquet médicinal• Une école, un jardin botanique• Le coup de pédale pour l’arbreCes initiatives, portées par les communautés locales, permettent chaque année de restaurer environ 20 000 hectares de terres au Burkina Faso. Elles démontrent que la gestion durable des ressources naturelles est une pratique concrète et mesurable.Une vision transfrontalière et collaborativePour Danny Denolf, directeur-pays d’Enabel pour le Burkina Faso et le Mali, la préservation des ressources doit dépasser les frontières nationales, car l’eau, les forêts et les pâturages sont partagés par plusieurs pays sahéliens. Selon lui, la dégradation des ressources naturelles menace directement la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes et la paix sociale.L’ambassadeur de Belgique au Burkina Faso, Erwin De Wandel, a insisté sur le potentiel du Sahel et sur la nécessité de soutenir des actions concrètes, locales et innovantes. Grâce au Portefeuille thématique Climat Sahel, mis en œuvre par Enabel de 2022 à 2027, des initiatives sont déjà soutenues au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal pour restaurer les terres, diversifier les sources d’énergie et créer des activités économiques respectueuses de l’environnement.Un engagement local visibleLe représentant du Président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Yacouba Traoré, a rappelé l’importance de préserver les ressources naturelles pour garantir un avenir durable aux populations. Il a mis en avant le Parc urbain Bangr-Wéogo et la ceinture verte de Ouagadougou, véritables remparts contre la déforestation.Le forum réunit des participants du Burkina Faso, du Niger, du Mali, du Sénégal, de la Mauritanie, ainsi que de la Belgique, de l’Espagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, dans un esprit de coopération régionale et internationale pour la résilience socio-écologique du Sahel.
La Rédaction

