Au moins 1 800 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers et plus de 250 habitations ont été détruites après trois jours d’affrontements tribaux à Angata Barikkoi, dans le Trans Mara Sud, comté de Narok. Selon la Croix-Rouge kényane, enfants, femmes et personnes en situation de handicap figurent parmi les plus touchés, certaines familles se réfugiant dans des écoles, des dispensaires ou même à l’air libre, tandis que les réserves alimentaires et biens essentiels ont été incendiés.
Face à la montée de la violence, le gouvernement a instauré un couvre-feu de la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour dans les zones de Transmara Ouest et Transmara Sud, notamment Nkararu, Oldonyo-Orok, Sitati et Ratiki. La police a confirmé un décès lié aux derniers affrontements et a intensifié les opérations pour rétablir l’ordre.
Le commissaire adjoint de la police, Eliud Lagat, s’est rendu sur le terrain et a lancé un ultimatum de 72 heures pour la remise de toutes les armes à feu illégales dans la région. Il a également averti que toute personne incitant ou finançant la violence, quel que soit son statut social, sera poursuivie. Les agences humanitaires poursuivent leurs interventions sur le terrain, offrant soutien psychosocial, aide alimentaire et assistance aux familles déplacées.
Cette escalade rappelle les tensions persistantes entre communautés locales et souligne la nécessité d’une action coordonnée pour rétablir la sécurité et soutenir les populations vulnérables.
La Rédaction

