Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) a pris une position claire jeudi sur deux dossiers sensibles du continent : la Somalie et le Soudan. Face à la reconnaissance unilatérale du Somaliland par Israël, l’UA a réaffirmé son soutien à l’intégrité territoriale somalienne et a appelé au dialogue pour résoudre la crise soudanaise.
La Somalie au cœur des préoccupations de l’UA
Lors de sa réunion ministérielle à Addis-Abeba, le Conseil a condamné la décision d’Israël de reconnaître le Somaliland comme État indépendant, rappelant qu’aucune autorité internationale ne peut redéfinir les frontières d’un pays membre de l’UA. Selon le Conseil, cette reconnaissance est juridiquement nulle et sans effet sur le plan international.
Le Conseil a salué les progrès des forces somaliennes dans la lutte contre Al-Shabaab et a encouragé la poursuite des opérations conjointes avec la mission de l’UA en Somalie (AUSSOM). Il a également souligné l’importance d’un dialogue inclusif entre le gouvernement fédéral et les États membres pour renforcer la stabilité du pays et faciliter la lutte contre le terrorisme.
Renforcer l’AUSSOM et garantir un financement stable
Pour assurer l’efficacité des opérations, le Conseil a insisté sur la constitution rapide de forces adaptées et sur la mise en place d’un financement régulier, flexible et durable pour la mission AUSSOM. L’objectif est de soutenir la Somalie dans ses efforts pour affaiblir les groupes armés et consolider l’État.
Crise humanitaire et politique au Soudan
Parallèlement, le Conseil s’est préoccupé de la situation au Soudan, dénonçant toute ingérence extérieure qui pourrait intensifier les combats. Il a exprimé son inquiétude face aux victimes civiles, à la destruction des infrastructures et à la détérioration de la situation humanitaire, notamment la famine et la malnutrition dans plusieurs régions.
Le Conseil a appelé à un accès humanitaire libre et sécurisé, à la protection du personnel humanitaire et à une trêve immédiate pour permettre un cessez-le-feu. Il a insisté sur la nécessité d’un processus politique dirigé par le Soudan, afin de traiter les causes profondes de la crise et de rétablir l’ordre constitutionnel, précisant qu’aucune solution militaire ne pouvait résoudre durablement le conflit.
La Rédaction

