Le 5 février 2025, Israël a franchi une étape importante dans ses relations tendues avec les Nations unies, en annonçant son retrait du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Cette décision fait suite à celle des États-Unis, qui ont quitté le conseil un jour plus tôt, dans un geste coordonné mais fortement symbolique. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a clairement exprimé les raisons de ce retrait en dénonçant ce qu’il considère comme une “diabolisation obsessionnelle” de son pays par l’ONU.
Une décision attendue dans un climat de tensions croissantes
Les critiques internationales à l’égard de la gestion de la situation à Gaza et des droits humains en Israël se sont intensifiées ces derniers mois. Pour de nombreux diplomates israéliens, le Conseil des droits de l’homme a été perçu comme un tribunal partial, où les violations des droits humains dans d’autres parties du monde sont souvent passées sous silence, tandis que l’Israël, unique démocratie du Moyen-Orient, est régulièrement pris pour cible.
“Le Conseil des droits de l’homme a traditionnellement protégé les violateurs des droits humains en leur permettant d’échapper à tout examen, tout en se livrant à une diabolisation obsessionnelle de la seule démocratie du Moyen-Orient – Israël”, a déclaré Saar, résumant ainsi la frustration de l’État hébreu vis-à-vis de ce qu’il considère comme un biais systématique contre lui.
L’impact sur la diplomatie internationale
Cette décision ne manquera pas de secouer le monde diplomatique. En quittant une instance censée défendre les droits fondamentaux des peuples, Israël se place en dehors du débat multilatéral sur les droits de l’homme, un choix qui pourrait affaiblir ses relations avec d’autres nations, y compris celles de l’Union européenne, qui ont souvent critiqué ses actions, notamment dans le contexte palestinien.
Cependant, ce retrait s’inscrit aussi dans un contexte plus large de méfiance croissante envers les institutions internationales. Les États-Unis, qui avaient déjà quitté le Conseil en 2018 sous la présidence de Donald Trump, ont fait un geste similaire, voyant dans l’ONU un outil qui permet de plus en plus de ciblage politique au lieu de promouvoir des normes universelles.
Une pression croissante sur l’ONU
Le Conseil des droits de l’homme, composé de 47 États membres, a souvent été critiqué pour son manque d’objectivité. Israël n’est pas le seul pays à avoir exprimé ses réserves, mais cette décision souligne un schisme grandissant entre Israël et des institutions censées offrir un forum pour la résolution pacifique des conflits mondiaux.
Dans ce contexte, la question se pose : l’ONU perd-elle sa légitimité en tant que garant des droits de l’homme, ou est-ce Israël qui se retire d’une organisation qu’il juge de plus en plus inéfficace et partiale?
Un retrait stratégique
En fin de compte, ce retrait semble être une décision stratégique, visant à protéger la position d’Israël face à des critiques qu’il juge injustes et à redéfinir ses relations avec les institutions internationales. Il reste à voir si ce geste renforcera la position d’Israël sur la scène mondiale ou s’il aggravera l’isolement de son diplomatique sur la scène internationale. Ce qui est certain, c’est que cette décision marquera un tournant dans l’approche d’Israël envers les mécanismes internationaux et son image sur la scène mondiale.
La Rédaction

