À l’approche du Hajj 2025, l’Arabie Saoudite durcit l’accès à son territoire pour les ressortissants de quatorze pays, parmi lesquels figurent l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, l’Indonésie, le Nigeria ou encore le Pakistan. À compter du 13 avril, les visas de court séjour – touristiques, familiaux, d’affaires ou pour accomplir la ‘Omra – seront soumis à des restrictions strictes, selon les informations rapportées par SaudiNews.
Concrètement, les visas à entrées multiples, parfois valables jusqu’à un an, sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Seuls les visas à entrée unique sont désormais autorisés, pour une durée maximale de 30 jours. Les autorités saoudiennes imposent en outre une date butoir : tous les détenteurs de ces visas devront quitter le territoire avant le 29 avril, indépendamment de la durée imprimée sur leur document.
Gestion des flux et sécurité renforcée
Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de contrôle renforcé des flux de pèlerins à l’approche du grand pèlerinage annuel à La Mecque, qui attire chaque année des millions de fidèles. Riyad entend ainsi prévenir la surpopulation, limiter les risques sécuritaires, mais aussi freiner les dérives comme l’immigration illégale ou la reconversion de certains visas touristiques en séjour religieux prolongé.
Des sanctions sévères prévues
La législation prévoit des sanctions claires pour les contrevenants : toute personne ne respectant pas les nouvelles règles s’expose à une interdiction d’entrée sur le sol saoudien pendant cinq ans. Un message clair envoyé aux ressortissants des pays concernés : l’Arabie Saoudite veut reprendre le contrôle de sa politique migratoire temporaire, surtout en période de forte affluence.
Pays concernés : Algérie, Bangladesh, Égypte, Éthiopie, Inde, Indonésie, Irak, Jordanie, Maroc, Nigeria, Pakistan, Soudan, Tunisie, Yémen.
La Rédaction

