La Guinée voit la naissance d’un nouveau parti politique, le Parti Démocratique pour le Changement (PDC) avec à sa tête, un prisonnier. C’est ce 21 Septembre 2024 qu’Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba Diakité, présentement derrière les barreaux, lance officiellement le parti à travers une assemblée générale tenue au siège du parti à la Cité de l’air, dans la commune de Gbessia à Conakry.
Les objectifs du leader sont clairs : Le renouvellement du paysage politique guinéen et la mise en place de réformes significatives. Ils ont une vision commune : celle de forger un avenir où les valeurs comme la vérité, le pardon et la réconciliation, essentielles, guident leur parcours vers un développement authentique et durable. Malgré l’absence physique de Diakité, le parti compte mobiliser autour de ces idéaux, et projette déjà d’être une force à suivre lors des prochaines échéances électorales.
L’avenir politique du parti est sujet à de nombreuses questions au vu de son leader, une figure controversée de la politique guinéenne.
Accusé d’être l’un des responsables des massacres perpétrés le 28 septembre 2009, dans le stade du 28 septembre à Conakry dont le procès a débuté le 28 septembre 2022 au tribunal criminel spécial de Kaloum, il est considéré selon le rapport de l’ONG Human Rights Watch comme étant responsable de crimes contre l’humanité. Le 3 décembre 2009, il ouvre le feu sur le président Moussa Dadis Camara et le blesse gravement, alors que le président autoproclamé semblait rejeter sur lui la responsabilité des massacres. Le 31 Juillet 2024, il est condamné à 10 ans de prison par le tribunal criminel de Dixxin pour crime contre l’humanité.
La Rédaction
Guinée. Un prisonnier à la tête d’un parti politique
Temps de lecture : < 1 minute
Leave a Comment

