Malgré les retards et les doutes persistants, le chef du gouvernement guinéen affirme que le processus électoral suit son cours pour une élection présidentielle d’ici la fin 2025.
La Guinée se prépare-t-elle réellement à tourner la page de la transition militaire ? Le Premier ministre Amadou Oury Bah se veut catégorique : « Tout est fait » pour que les élections présidentielle et législatives aient lieu « à la fin de l’année, en décembre ». Dans une déclaration exclusive à l’AFP ce mardi, le chef du gouvernement a assuré que l’ensemble des dispositifs électoraux est en cours de mise en place, y compris l’enrôlement des électeurs.
« Tout le monde est mobilisé pour l’enrôlement un peu partout, aussi bien à l’intérieur du pays que dans la capitale », a souligné M. Bah, insistant sur le rôle central de ce processus pour la constitution du fichier électoral.
La déclaration intervient alors que le pays est soumis à une pression croissante de la part de la communauté internationale. La junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis le coup d’État du 5 septembre 2021, avait promis un retour à l’ordre constitutionnel avant la fin de 2024. Mais cette promesse n’a pas été tenue.
Jusqu’à présent, seule la date du référendum constitutionnel a été fixée : le 21 septembre. Ce scrutin est censé jeter les bases d’une nouvelle République, préalable indispensable à des élections générales crédibles. Mais beaucoup restent sceptiques, tant les reports ont rythmé la transition depuis trois ans.
Malgré l’absence de calendrier officiel pour la présidentielle, la sortie du Premier ministre marque une tentative de rassurer les partenaires internationaux et les Guinéens eux-mêmes, dans un climat où la confiance dans les institutions reste fragile
La Rédaction

