Le 29 juillet 2024, la junte guinéenne a présenté un avant-projet de nouvelle constitution composé de 205 articles au siège du Conseil National de la transition (CNT). Le projet de texte qui sera soumis au référendum avant la fin de l’année prévoit notamment une limitation des mandats à deux et la non-admission de la double nationalité. Une innovation que le parti Union de Forces républicaines trouve anormale.
L’avant-projet de constitution prévoit notamment une limitation des mandats à deux, l’instauration d’un système de parrainage pour l’élection présidentielle, un âge minimum de 35 ans et de 80 ans maximum pour se présenter, la mise en place d’un nouveau parlement avec deux chambres : une Assemblée nationale et un Sénat ainsi que la non-admission de la double nationalité.
Si certains citoyens trouvent cette condition innovante et normale, le parti Union de Forces républicaines (UFR) ne partage pas le même avis. Il rejette ce projet de loi, qu’il qualifie de « dictature formalisée en texte ». Pour prétendre un poste à la magistrature de l’état guinéen, le candidat doit « être âgé de 35 ans au moins et de 80 ans au plus ». L’UFR dont le président Sidya Touré est âgé de 79 ans estime que cette loi est une stratégie pour empêcher son leader de briguer la magistrature suprême lors des prochaines élections présidentielles. « Si la loi consiste à disqualifier un Guinéen de ses droits civils et politiques, alors cette loi n’est pas une loi », a déclaré Fodé Baldé, chargé de communication de l’UFR.
Quant à la loi sur la double nationalité, Abdourahamane Baldé pense qu’il est préférable qu’un candidat n’ait que la nationalité du pays qu’il dirige.
Avec toutes ces divergences, des sessions de travail thématiques sont prévues très prochainement pour peaufiner l’avant-projet de constitution avant sa remise au président de la transition, le général Mamadi Doumbouya. La Guinée est en route vers une 6e Constitution avec de nouveaux challenges.
La Rédaction

