Explorer le passé en gravissant les célèbres échelles de Douki, respirer l’air pur des pinèdes, partir en balade à moto ou déguster le miel local… Dalaba, perchée sur les hauteurs, est une invitation à l’évasion. Cette ville propose désormais un nouveau village écologique, Tinka, dont les hébergements modernes se fondent dans le paysage naturel, offrant aux visiteurs une expérience unique.
À environ 360 kilomètres de Conakry, Dalaba s’élève à plus de 1 200 mètres d’altitude, conférant à la ville un charme exceptionnel. « Cette région regorge de paysages impressionnants, entre montagnes, falaises et rivières, sans oublier les fameuses échelles de Douki », souligne Hassane Bah, guide local passionné. Ces échelles en bambou et lianes, autrefois construites pour faciliter l’accès aux plateaux des nobles peuls, possèdent une histoire marquée par la résistance aux réquisitions coloniales. Elles servaient aux villageois pour échapper aux recrutements de l’armée coloniale ou éviter l’école imposée aux enfants, rappelle-t-il.
Dalaba est aussi le cœur d’une culture riche, ancrée dans son patrimoine historique. La case Fougoumba, vieille de 532 ans, symbolise l’importance des valeurs spirituelles et culturelles de la région. Lieu de couronnement des almamy musulmans du Fouta Djallon, cette hutte pourrait bientôt figurer au patrimoine immatériel de l’UNESCO, selon Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Face à la demande croissante d’hébergement, les autorités ont mis en place des initiatives comme le village écologique Tinka. « Ce nouveau village est impressionnant ; il répond enfin aux besoins du secteur », partage le Dr Joël, enseignant et visiteur. En plus de son climat rafraîchissant, Dalaba, appelée « la petite Suisse de Guinée », se distingue par ses majestueux pins plantés dès 1906 par le botaniste français Augustin Chevalier. Ces arbres ajoutent une atmosphère unique, offrant un cadre parfait pour le repos et les activités de plein air.
Pour les visiteurs, Dalaba propose des expériences variées, avec des lieux tels que la pinède, les chutes de Ditinn, le pont de Dieu, et des circuits spécialement conçus par les guides locaux. « Je propose divers itinéraires où chaque jour offre une découverte nouvelle. C’est un plaisir de créer pour les visiteurs », confie Hassane Bah. Des vélos et motos sont aussi disponibles à la location, permettant d’explorer les environs en toute liberté.
Dalaba possède également une richesse artisanale à valoriser. « Nous avons une grande diversité artisanale, du miel local aux objets typiques », explique Kade Camara, directrice de l’Office national du tourisme, qui voit un bel avenir pour le tourisme en Guinée. Les retombées économiques bénéficient directement aux habitants, grâce à une saison touristique en plein essor.
Malgré certains défis, comme le besoin de formations et d’aménagements supplémentaires, Dalaba est prête à accueillir de nouveaux visiteurs et à se positionner comme une destination touristique incontournable en Guinée.
La Rédaction

