Le 19 juillet 2025, à Doha, un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement congolais et le M23. L’Union africaine y voit un jalon vers la paix dans l’Est de la RDC.
Un pas important vient d’être franchi dans la crise sécuritaire qui secoue l’est de la République démocratique du Congo. Samedi, un accord de principe, incluant un cessez-le-feu, a été signé à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et le mouvement armé M23, actif dans les provinces orientales.
Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a aussitôt salué cette initiative. Dans un communiqué officiel, il évoque « une avancée significative » dans la quête d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Un accord direct réclamé par le M23
À la différence des négociations antérieures, cette déclaration de principe résulte d’un dialogue bilatéral entre Kinshasa et le M23, en dehors des cadres régionaux traditionnels. Le groupe rebelle, qui avait gagné du terrain ces derniers mois lors d’une offensive rapide en janvier et février 2025, tenait à obtenir un accord distinct du processus engagé entre la RDC et le Rwanda.
Ce nouveau cadre de négociation s’est imposé après que le Rwanda, accusé de soutenir le M23, a signé le mois dernier à Washington un accord de paix avec Kinshasa, sans y inclure directement les responsables du mouvement rebelle.
Une paix fragile mais attendue
Le conflit entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et le M23 a déjà provoqué le déplacement de milliers de civils et une instabilité croissante dans les zones minières de l’est du pays. Si l’accord signé au Qatar ne garantit pas la fin immédiate des violences, il ouvre néanmoins une voie de désescalade que plusieurs observateurs régionaux qualifient d’historique.
L’Union africaine, tout en saluant le dialogue en cours, appelle l’ensemble des acteurs à respecter leurs engagements et à œuvrer, sous supervision régionale, à un retour rapide à la sécurité et à la stabilité.
La Rédaction

