La troisième édition du Global Future Forum, organisée du 15 au 18 octobre 2026 à Bali, en Indonésie, a placé la résilience au centre des réflexions sur l’avenir des sociétés. Entre transition climatique, entrepreneuriat, intelligence artificielle et économie solidaire, cette rencontre internationale a défendu une ambition : rapprocher les nouvelles générations des espaces de décision et transformer les grandes préoccupations mondiales en solutions concrètes.
À l’heure où les bouleversements économiques, environnementaux et technologiques redéfinissent les perspectives de développement, le Global Future Forum entend proposer une autre manière de réfléchir à l’avenir. Organisée par le Center for Strategy, Entrepreneurship & Economic Development (CSEED), cette troisième édition s’est articulée autour du thème The Spirit of Resilience, ou « L’esprit de résilience ».
Le choix de Bali répondait également à une volonté de rapprocher les discussions internationales des réalités culturelles et environnementales. Plutôt qu’une succession de conférences traditionnelles, les organisateurs ont privilégié un programme associant dialogues stratégiques, exercices collaboratifs, apprentissage pratique et échanges entre participants de différents horizons.
Entreprendre et construire une économie plus humaine
L’avenir du travail et de l’entrepreneuriat figurait parmi les principaux axes du programme. Dans un environnement marqué par la transformation numérique et l’évolution des métiers, le forum invitait les jeunes professionnels à repenser leurs parcours au-delà des frontières géographiques.
Le développement des compétences numériques, le travail à distance et l’autonomie entrepreneuriale apparaissent comme des moyens d’élargir les possibilités économiques. Mais ces transformations soulèvent également la question de l’accès équitable aux opportunités, notamment pour les jeunes des pays en développement.
À cette réflexion s’ajoutait celle d’une économie davantage orientée vers l’utilité sociale. Sous l’appellation Compassionate Economics, les organisateurs défendent une approche dans laquelle la création de richesse doit également contribuer à la dignité humaine, à l’inclusion et au bien-être collectif.
Cette orientation traduit une préoccupation croissante : la performance économique ne peut être appréciée uniquement à travers les résultats financiers, sans considérer ses conséquences sociales.
Climat et intelligence artificielle, deux défis complémentaires
La résilience environnementale constituait un autre pilier de cette édition. Les discussions prévues autour de l’action climatique associaient la protection des écosystèmes à la capacité des communautés à faire face aux catastrophes, à la dégradation des ressources naturelles et aux transformations de leurs conditions de vie.
Le forum entendait ainsi encourager des approches régénératives, capables de restaurer les milieux naturels tout en renforçant le bien-être des populations.
Parallèlement, l’intelligence artificielle occupait une place importante dans les réflexions. Son développement transforme déjà l’éducation, les activités professionnelles et les processus de décision. Pour les organisateurs, l’enjeu consiste à préserver la place de l’intelligence humaine, de l’éthique et des identités culturelles dans cette évolution.
Cette interrogation concerne particulièrement les jeunes générations, appelées à évoluer dans des sociétés où les outils automatisés joueront un rôle croissant. L’accès aux compétences technologiques doit donc s’accompagner d’une capacité à comprendre leurs limites et leurs conséquences.
Après Bali, le défi de transformer les idées en actions
Le programme prévoyait plusieurs exercices destinés à rapprocher la réflexion de la mise en œuvre, notamment un Global Impact Council consacré à la recherche collaborative de solutions. La journée du 18 octobre était réservée aux échanges de clôture, au partage des enseignements et à l’identification des prochaines étapes.
La portée réelle de cette édition devra toutefois être appréciée à partir des projets qui seront poursuivis après la rencontre. Aucun bilan détaillé des engagements effectivement adoptés n’était encore disponible dans les informations officielles consultées.
Pour le CSEED, l’ambition dépasse les quatre journées de discussions. Le forum cherche à développer des relations durables entre participants et à encourager des initiatives capables de répondre aux besoins des communautés.
Cette démarche présente un intérêt particulier pour les jeunes entrepreneurs et acteurs associatifs africains, confrontés à des défis similaires en matière d’emploi, d’adaptation climatique et d’accès aux technologies.
Au terme de cette troisième édition, le Global Future Forum rappelle ainsi que la résilience ne consiste pas seulement à résister aux crises. Elle suppose également de repenser les modèles économiques, de renforcer les solidarités et de préparer les nouvelles générations à participer aux décisions qui façonneront leur avenir. Le véritable prolongement de Bali se mesurera désormais dans la capacité à faire vivre ces ambitions au-delà du forum.
La Rédaction
Sources et références
- Center for Strategy, Entrepreneurship & Economic Development (CSEED), Global Future Forum Bali 2026 : présentation officielle, objectifs et programme.
- Global Future Forum, plateforme officielle et éditions précédentes.
- Global Future Forum, rapport de l’édition Malaysia 2025.

